•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chose rare, un homme coupable de pornographie juvénile dédommage sa victime

Un homme assis devant un écran de visages floués

Il s’agit de la première fois au Manitoba que la Couronne cherche à obtenir une restitution pour des crimes de pornographie juvénile, réclamation qui demeure très rare dans les tribunaux du pays.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour la première fois de l'histoire manitobaine, un homme reconnu coupable de possession de pornographie juvénile devra verser un dédommagement à l'une de ses victimes.

Jeudi, le juge provincial Robert Heinrichs a ordonné à Steve Suomu, ancien enseignant d’école primaire à Carman, dans le sud-ouest du Manitoba, de remettre 5000 $ à une femme. Cela s’ajoute à une peine d’emprisonnement de 2 ans moins un jour que le délinquant purge depuis novembre.

Steve Suomu a été pris sur le fait alors qu'il possédait des images de la femme lorsqu’elle était petite fille et qu’elle subissait des sévices et des agressions.

Le juge Heinrichs a justifié sa décision en citant les dépenses encourues pour une psychothérapie nécessaire. Dans sa déclaration de la victime, la femme a invoqué plusieurs séquelles liées directement aux actes du coupable, dont des cauchemars, des reviviscences, des crises de panique, ainsi que des troubles de sommeil, puisqu’elle sait que les images circulent encore.

Il s’agit de la première fois au Manitoba que la Couronne cherche à obtenir une restitution pour des crimes de pornographie juvénile, réclamation qui demeure très rare dans les tribunaux du pays.

Pourtant, l’ordonnance qui fait jurisprudence pourrait contribuer une augmentation du nombre de revendications similaires ailleurs au Canada, souligne l’avocate du Centre canadien de protection de l’enfance, Monique St. Germain.

« C’est une victoire, affirme Mme St. Germain, mais nous verrons ce qu’il adviendra. Je pense que cela va au moins ouvrir la porte à une discussion nationale sur la question. »

Au Canada, le Code criminel précise que la restitution doit être faite seulement dans les cas où le « montant peut en être facilement déterminé », dit Mme St. Germain. Elle souligne toutefois qu'il est difficile de « quantifier une somme monétaire dans un cas de pornographie juvénile ».

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

En cours de chargement...