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Des manifestations contre Tim Hortons en Ontario

Des manifestants tenant des affiches qui demandent du respect.

Des manifestants devant un café Tim Hortons à Toronto

Photo : Radio-Canada / Annie Poulin

Radio-Canada

Des militants ont manifesté mercredi devant plusieurs cafés Tim Hortons un peu partout en Ontario, après que certaines succursales eurent évoqué la hausse du salaire minimum pour sabrer les conditions salariales et les avantages sociaux de leurs employés.

Cette décision patronale a même donné lieu dans les médias sociaux à des appels au boycottage de la chaîne.

La Fédération du travail de l’Ontario a organisé les manifestations pour sensibiliser le public, sans appeler au boycottage.

Venant d’une multinationale ultrarentable, c’est outrancier [de s'attaquer aux employés].

Fédération du travail de l'Ontario

Parmi les clients de Tim Hortons, plusieurs soutenaient les manifestants mercredi matin, mais ils n'avaient pas l'intention de boycotter la chaîne.

Le président de la Fédération du travail, Chris Buckley, promet d'organiser une campagne monstre contre Tim Hortons, si les franchisés en cause n'annulent pas leurs « mesures punitives ».

La compagnie mère de Tim Hortons, Restaurant Brands International (RBI), a dénoncé l'amputation des conditions salariales des employés, disant que c'était la décision d'une « poignée » de franchisés et que « ça ne reflète pas les valeurs de la compagnie ».

Toutefois, selon l'Association des franchisés Great White North, ses membres n'ont pas le choix, parce que la compagnie mère ne les laisse pas augmenter les prix de vente.

La Fédération du travail demande à RBI d'intervenir.

L'avarice, c'est inacceptable. N'enlevez pas quelque chose à vos employés qui gagnent déjà si peu.

Tiffany Balducci, membre du Conseil du travail de la région de Durham

Le salaire minimum en Ontario est passé de 11,60 $ à 14 $ l’heure le 1er janvier. Il doit être porté à 15 $ le 1er janvier 2019.

Le professeur de l'Université Dalhousie Sylvain Charlebois fait remarquer que la hausse du salaire minimum était annoncée depuis longtemps.

Sylvain Charlebois, de l'Université DalhousieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sylvain Charlebois, de l'Université Dalhousie

Photo : Radio-Canada

« C'était prévu que le salaire allait augmenter de 22 % le 1er janvier 2018, alors ça aurait dû être géré de façon adéquate, dit-il. Il aurait dû y avoir des discussions entre les franchisés et le franchiseur pour mieux comprendre l'enjeu. Tout porte à croire que rien n'a été fait. »

Le professeur Charlebois pense qu'il y aurait pu y avoir des négociations avec les franchisés pour établir des augmentations de prix échelonnées sur une période de trois à cinq ans

Impact sur l'image de Tim Hortons

Gros plan sur une cafetière Tim HortonsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Du café dans une succursale Tim Hortons

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

De son côté, l'expert du commerce de détail Bruce Winder affirme que cette controverse « mine » l'image de la compagnie, ce qui pourrait lui coûter des clients, si rien n'est fait.

« Ils se doivent d'intervenir, dit-il. Lorsqu'il y a une crise, on ne peut pas jouer à l'autruche. »

« Des millionnaires enlèvent à des employés au salaire minimum leurs pauses payées », dénonce la chef du NPD, Andrea Horwath, qui accuse certains employeurs d'être « sans scrupules ». Elle presse le gouvernement de mettre fin à ces échappatoires.

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