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L’est du pays moins sensibilisé à la crise des opioïdes que l'ouest

Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique

Selon Statistique Canada, 15 % de la population canadienne n'est pas au courant que les drogues obtenues dans la rue peuvent contenir du fentanyl.

Photo : La Presse canadienne / Graeme Roy

Radio-Canada

Est-ce que les Canadiens connaissent l'existence de la crise des opioïdes au pays? Selon les données d'une enquête menée par Statistique Canada, 77 % de la population est consciente de ce fléau.

Un texte de Charlotte Dumoulin

De tous les Canadiens, ce sont les Britanno-Colombiens qui sont le plus sensibilisés à la crise des opioïdes. Dans cette province, 86 % de la population est consciente de cette menace. C’est au Québec qu’elle semble la moins connue, seulement 67 % des Québécois étant au courant de son existence.

Ce sont des résultats qui s’expliquent, puisque la crise n’a pas frappé l’est du pays aussi violemment que dans l’ouest. Ainsi, pour l’année 2016, il y a eu 140 morts liées à des surdoses au Québec, tandis qu’en Colombie-Britannique, Satistique Canada en a recensé 985.

Le Rapport national du mois de décembre 2017, quant à lui, fait état de 1460 morts au Canada de janvier à juin de l'année dernière. Pour 2016, les chiffres s’élèvent à 2861 morts liées aux opioïdes.

La crise des opioïdes en chiffres

Des statistiques inquiétantes

Trois Canadiens sur dix, âgés de 18 ans ou plus, affirment avoir déjà utilisé des opioïdes dans les cinq dernières années, selon la même enquête de Statistique Canada. D'autre part, une personne sur quatre a déclaré posséder des opioïdes non utilisés à la maison.

Ce sont des données qui confirment le besoin urgent d’un changement important dans les techniques médicales, selon Brian Conway, le directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver.

Il estime que les médecins ont tendance à trop souvent prescrire les opioïdes pour soulager la douleur des patients. « Les médecins doivent envisager des approches qui ne sont pas narcotiques, des solutions de rechange aux opioïdes pour traiter la douleur », affirme-t-il.

Lorsque la douleur a disparu, il arrive souvent que les patients aient des opioïdes en trop, poursuit M. Conway. Pour cette raison, il juge nécessaire d’avoir « un processus d'information » pour que ces personnes sachent quoi faire avec ces médicaments une fois le traitement terminé.

Colombie-Britannique et Yukon

Crise des opioïdes