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Des pressions pour rapporter les animaux tués sur les routes ontariennes

Un orignal en bordure de la route.

Selon Carmen Cotnoir, rapporter tout accident routier impliquant un animal sauvage aiderait à établir un calcul plus précis du nombre de bêtes dans les territoires de trappe et de chasse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les trappeurs ontariens demandent au gouvernement d'obliger la divulgation d'animaux tués sur les routes en tout temps. Actuellement, les cas doivent être rapportés seulement lorsqu'une personne décide de garder l'animal, soit pour sa viande ou sa fourrure, ou encore comme trophée.

Un texte de Caroline Bourdua

Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a reçu plus de 1100 demandes d’automobilistes qui ont gardé l’animal heurté par leur voiture l’an dernier.

Parmi ces espèces :

  • 757 mammifères;
  • 390 oiseaux;
  • 2 reptiles;
  • 2 insectes.

Malgré une hausse, la Fédération ontarienne des gestionnaires d’animaux à fourrure (FOGAF) estime que ces chiffres pourraient être plus importants.

« Quand tu frappes un animal avec ton véhicule, il n’est pas obligatoire de le rapporter, explique Carmen Cotnoir de la FOGAF. L’obligation survient au moment où une personne veut conserver la carcasse de l’animal tué sur la route. »

La fédération demande au ministère des Richesses naturelles et des Forêts que tout animal tué par un véhicule soit signalé.

Un jeune chevreuil marche le long d'une route.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En Ontario, un automobiliste n’a pas à signaler un animal qu’il happe mortellement à moins de vouloir le récupérer pour sa viande notamment.

Photo : ICI Radio-Canada

L’avantage, selon Mme Cotnoir, c’est que le MRNF aurait un portrait plus juste du nombre d’animaux tués.

« Que le ministère ait en main les vrais chiffres, pas seulement ceux des trappeurs et des chasseurs », dit Mme Cotnoir.

Au cours des dernières années, plusieurs associations de chasse et de pêche ont mis en doute les données du ministère pour déterminer le nombre de vignettes à accorder dans certaines unités de gestion pour chasser l’orignal.

Un meilleur décompte aurait aussi comme avantage de mieux connaître la situation de certaines espèces en péril, selon Carmen Cotnoir.

La FOGAF demande aussi au ministère des Transports de coopérer en obligeant les compagnies de camionnage et les compagnies ferroviaires à rapporter toute collision avec des animaux sauvages.

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