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Vote crucial pour les 1030 employés de l'ABI

750 employés de l'ABI étaient attendus à la première de deux assemblées à Trois-Rivières.
Le Syndicat des métallos a convoqué les employés de l'ABI à deux rencontres syndicales mardi et mercredi à l'hôtel Delta de Trois-Rivières. Photo: Radio-Canada / Michelle Raza

Les employés de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont une grande décision à prendre. Vont-ils accepter ou non la dernière offre que la direction a qualifiée de finale? Le vote a commencé mardi soir et se poursuit mercredi.

Près de 750 syndiqués ont convergé mardi soir vers l'hôtel Delta de Trois-Rivières pour assister à une assemblée.

Le comité de négociations du Syndicat des métallos doit leur présenter ses conclusions après avoir analysé pendant les Fêtes l'offre finale déposée par la partie patronale le 22 décembre dernier.

Une autre assemblée a eu lieu ce mercredi matin pour permettre à tous les employés de voter.

Les dernières offres patronales avaient été rejetées à 97 % en novembre.

Le risque d’une fermeture définitive est toujours présent et, pour nous, ce serait toujours de très mauvais augure qu’on n’arrive pas à trouver un compromis dans cette négociation.

Mario de Tilly, directeur général d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, affirme que l'important, « c'est qu’ABI soit là dans les 10, 15, 20 prochaines années [...] et qu’elle continue à être un citoyen corporatif majeur incontournable et indispensable. »

« Sincèrement, je suis assez inquiet »

RoulotteSite de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se dit « inquiet » qu'un conflit de travail nuise aux travailleurs et à toute la région.

« Je crois au sérieux de l’entreprise qui dit que c’est une offre finale. Ça ne veut pas dire que si le Syndicat la rejette que l’entreprise va fermer, mais on peut très très très bien assister à un lock-out », a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Facteur matinal.

Pour écouter l’entrevue du député Donald Martel à Facteur matinal, cliquez ici

Le député de la Coalition avenir Québec ne connaît évidemment pas le contenu de l’offre, mais espère qu’elle est assez bonne pour éviter un conflit de travail.

S’il y a des pertes considérables, je comprendrais [qu’ils rejettent l’offre], mais à tout le moins, s’ils préservent les acquis, moi je souhaite sincèrement qu’ils acceptent les offres, parce que je ne crois pas que c’est un bluff de la compagnie.

Donald Martel, député provincial de Nicolet-Bécancour

Le député caquiste craint que la direction de l'entreprise soit réticente à investir dans l’usine de Bécancour si les offres sont rejetées.

« L’usine d’ABI était l’une des plus performantes au monde, si on recule d’une vingtaine d’années, mais ce n’est plus le cas, l’entreprise manque d’investissements, donc c’est évident que les relations de travail vont influencer la décision des dirigeants de l’entreprise d’investir ou pas », dit-il.

Le député de la CAQ souligne que l’Aluminerie de Bécancour inc. offre de bons emplois dans la région.

« Même si on assiste à un taux de chômage très très bas dans la région, des emplois à 40 $ de l’heure il n‘y en a pratiquement pas », précise-t-il.

La convention collective des employés de l'ABI est échue depuis le 22 novembre, jour où le conciliateur Jean Nolin a été nommé pour aider aux négociations.

Roulotte avec drapeaux de syndicatsUne roulotte a été installée en novembre par le Syndicat, en vue d'un éventuel débrayage. Photo : Radio-Canada / Jef Fortier

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail