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  • Demain l’hiver, je m’en vais dans le Sud au soleil

    Mexicain qui porte le sombrero.

    Le folklore à Acapulco plaît aux touristes en 1979

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Avec les grands froids, de nombreux Canadiens fuient l'hiver pour aller se prélasser sur les plages à la chaleur. Découvrez les destinations soleil très prisées dans les années 1960, 1970 et 1980 que sont Miami, Acapulco, Cuba et la République dominicaine.

    La populaire Miami en 1969

    Déjà dans les années 1960, des milliers de Québécois mettent le cap chaque année sur la Floride. Ils y trouvent un climat clément et parfois un certain luxe.

    À l’émission Aujourd’hui du 10 mars 1969, la journaliste Andréanne Lafond se rend à l’aéroport à Montréal. Elle interroge des voyageurs qui s’envolent vers le Sud ou qui en reviennent. Bien que certains choisissent de séjourner en Barbade et aux Bahamas, la plupart partent pour Miami. Parmi eux, une femme s’en va rejoindre son mari qui trouve le temps long en vacances.

    Aujourd’hui, 10 mars 1969

    À la question « pourquoi avez-vous choisi la Floride? », une mère de famille affirme qu’il s’agit de la destination la plus proche pour profiter du soleil en hiver.

    Le règne des « Los Tabarnacos » à Acapulco en 1979

    Au magazine Télémag du 20 mars 1979, le journaliste René Ferron fait le portrait de ces Québécois qui fréquentent le littoral pacifique du Mexique. Comme l’explique le chanteur Johnny Farago qui participe au reportage, les habitants d’Acapulco surnomment les touristes du Québec « Los Tabarnacos ».

    Leur espagnol consiste le plus souvent à employer des mots français avec un O et un A comme terminaison.

    Roger Chartier, ex-consul du Canada

     Selon l’ex-consul Roger Chartier, les Québécois de langue française constituent presque la moitié du tourisme d’Acapulco.

    Télémag, 20 mars 1979

    Le journaliste souligne aussi les aspects moins reluisants de ce tourisme de masse. À quelques centaines de mètres des hôtels luxueux, les habitants de la ville balnéaire vivent dans des conditions très modestes. Des conseillers vont jusqu’à proposer une tournée des bordels aux voyageurs en quête d’aventure. Une pratique indécente, selon Roger Chartier. « Je ne trouve pas brillant qu’on profite de cette misère qui est tellement évidente […], je trouve ça odieux. »

    Cuba, une destination économique en 1984

    Un voyage dans le Sud bien planifié, c’est très accessible affirme Nicole D’Amour à l’émission Au jour le jour du 18 janvier 1984. En janvier, les vacanciers peuvent bénéficier de prix plus avantageux qu’en février et mars.

    La chroniqueuse explique à l’animatrice Ghislaine Paradis que Cuba représente une destination de choix. C’est le meilleur rapport qualité-prix. Les plages y sont belles et les activités peu coûteuses. Un seul bémol : la nourriture.

    Cuba, on n’y va pas pour la bouffe […] c’est une cuisine très sobre.

    La chroniqueuse Nicole D’Amour

    Au jour du jour, 18 janvier 1984

    La République dominicaine, la destination de l’heure en 1986

    Encore aujourd’hui, la République dominicaine compte parmi les destinations caribéennes préférées des Canadiens.

    « Tout indique qu’en République dominicaine, le rapport qualité-prix est le meilleur de toutes les Antilles ». C’est ce qu’affirme le journaliste André Bernard dans un reportage diffusé au Téléjournal du 17 novembre 1986 animé par Bernard Derome.

    Avec la montée du franc, les Antilles françaises sont devenues chères. La clientèle qui a déserté la Floride et le Mexique se rue donc sur ce territoire reconnu pour ses plages et ses stations balnéaires.

    Téléjournal, 17 novembre 1986

    Notez que la qualité de l’image de ce reportage est détériorée.

    Les désagréments de la « tourista »

    Le Canadien en quête de soleil doit tout de même faire attention à la diarrhée du voyageur. En studio, le journaliste Yves Quenneville en discute avec l’animateur de Montréal ce soir du 16 février 1987, Charles Tisseyre. Il explique que la principale cause de cette gastro-entérite est le « syndrome de la bêtise touristique ». Le vacancier qui, dès la première journée, abuse de l’alcool et du soleil et ingurgite rapidement de nouveaux mets s’expose à une infection du système digestif.

    Montréal ce soir, 16 février 1987

    Pour prévenir cette maladie généralement bénigne, le journaliste suggère de boire de l’eau embouteillée, de peler les fruits et les légumes crus et de laisser son intestin s’adapter à la cuisine locale.

    Même si la Floride et le Mexique demeurent des destinations très prisées par les Canadiens, l’attrait pour de nouveaux continents grandit. Les Canadiens partent de plus en plus pour l’Asie et l’Amérique du Sud.

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