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Noël gourmand chez les Ukrainiens

Les Luciw-Hladyshevsky ont cuisiné plus de mille croustilles sucrées pour Noël.

Un menu ukrainien ne serait pas complet sans les desserts traditionnels de Noël!

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les réjouissances de Noël ne sont plus que d'heureux souvenirs pour la majorité des Albertains, d'autres communautés s'apprêtent au contraire à entrer dans les festivités du temps des Fêtes. C'est le cas notamment de la communauté ukrainienne, qui, chaque année, célèbre Noël le 6 janvier. La famille Luciw-Hladyshevsky d'Edmonton a invité Radio-Canada dans sa cuisine pour montrer comment elle célébrait Noël. Avertissement à ceux et celles qui ont la résolution de perdre du poids : images gourmandes à venir!

La matriarche, Daria Luciw, montre fièrement les plats de Noël qu'elle servira à ses convives.

Les 30 invités auront certainement de quoi tenir jusqu'au 7 : un immense bol de bortsch, 600 pérogies, un millier de khrustyky, s'étalent sur la table, accompagnés de poissons, de soupes et de mijotés d'ail et d'oignons.

La tradition de Noël, présentement assurée  par la matriarche Daria (à gauche), sera portée par sa fille Olesia lorsqu'elle sera incapable de recevoir sa parenté.
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Les préparatifs de Noël sont une affaire de famille chez les Luciw-Hladyshevsky. Chacun met la main à la pâte!

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Malgré cette abondance, les fourneaux ne dérougissent pas et toute la famille s'affaire à soit épicer les champignons, soit vérifier la cuisson du kutiva, une bouillie de blé assaisonnée au miel qu'on ne mange qu'à Noël en Ukraine.

Bientôt, oncles, tantes, cousins et cousines venus d'aussi loin que Winnipeg afflueront dans la maison, prêts à célébrer et à lever leur verre en communion avec le pays de leurs ancêtres.

« Pour moi, passer du temps ensemble, en famille, et reconnaître la naissance de Jésus, c'est une véritable bénédiction. »

— Une citation de  Daria Luciw, matriarche de la famille Luciw-Hladyshevsky

Selon le calendrier julien utilisé par l'Église orthodoxe ukrainienne, l'avènement du Christ aurait eu lieu un 7 janvier et non pas le 25 décembre.

Daria Luciw et ses invités iront célébrer l'événement à la messe de minuit après avoir savouré leur copieux repas.

La famille Luciw-Hladyshevsky célèbre Noël le 6 janvier, en respect du calendrier julien utilisé au sein de la chrétienté orthodoxe.
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Dans la tradition ukrainienne, Noël célèbre la naissance de Jésus.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Auparavant, ils auront entonné des chants de Noël, tout en prenant soin d'allumer une chandelle à la fenêtre pour signifier aux esseulés et aux sans-le-sou qu'ils sont les bienvenus s'ils veulent venir partager les réjouissances.

Olesia, la fille de Daria, observe attentivement sa mère s'activer aux fourneaux. Ce sont ses épaules qui devront porter la tradition familiale lorsque la matriarche sera trop fatiguée pour l'assurer.

« Nous ne sommes pas ici pour toujours et un jour, ce sera à elle de poursuivre cette tradition. Je crois bien qu'elle pourra le faire! »

— Une citation de  Daria Luciw, matriarche de la famille Luciw-Hladyshevsky

Aucun cadeau n'apparaît sous le sapin dans ce Noël ukrainien. Le matériel cède la place au spirituel, alors que la mémoire des ancêtres et des disparus occupe une grande place parmi les convives.

« Nous laissons toujours un siège vide autour de la table, explique Olesia Markevych. Nous croyons que ceux qui nous ont quittés au cours de l'année prennent place avec nous. »

Le diduch attire la bénédiction des ancêtres sur la famille, selon la croyance ukrainienne.
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Le diduch attire la bénédiction des ancêtres sur la famille, selon la croyance ukrainienne.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Une gerbe de blé séché, appelée diduch, trône d'ailleurs sur la table. Sa présence au sein du foyer garantit la bénédiction des ancêtres sur l'assemblée, selon la croyance.

Les préparatifs, pour ce Noël ukrainien, sont imposants, mais sont loin d'effrayer celle qui, plus tard, devra reprendre le flambeau - et le tablier.

« Je suis heureuse que ça fasse partie de moi et de pouvoir à mon tour passer cela à ma famille, à la prochaine génération. »

— Une citation de  Olesia Markevych, fille de Daria Luciw et d'Andy Hladyshevsky

La tradition, donnée en héritage de génération en génération, conservera encore longtemps sa place au sein de la famille Luciw-Hladyshevsky.

Pour le patriarche, il s'agit d'un fruit donné par Dieu qui doit continuer à mûrir à travers les âges.

Une des décorations qu'on retrouve sur la table de la famille Luciw-Hladyshevsky.
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Une des décorations qu'on retrouve sur la table de la famille Luciw-Hladyshevsky.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

« Nous sommes tous nés avec une culture, c'est un don que le ciel nous a fait, croit Andy Hladyshevsky. Que vous soyez d'ici, du Québec, d'Ukraine, peu importe : ça fait partie de vous et c'est une richesse. Nous voulons que nos enfants la perpétuent, non pas parce que leurs parents leur ont imposé, mais parce qu'elle fait partie de leur sang. »

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