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Quatrième jour de manifestations progouvernementales en Iran

Des manifestants pro-gouvernements marchent dans les rues de Téhéran vendredi 5 janvier.

Des manifestants pro-gouvernements marchent dans les rues de Téhéran vendredi 5 janvier.

Photo : Getty Images / AFP / Atta Kenare

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des partisans du gouvernement iranien ont défilé samedi pour la quatrième journée consécutive, en réaction au mouvement de contestation sans précédent depuis 2009 qui a débuté la semaine dernière et que Téhéran impute à des puissances étrangères.

Des images diffusées par les chaînes de télévision publiques montrent des manifestants rassemblés dans une bonne dizaine de villes comme à Amol, Semnan ou Shadegan, brandissant des drapeaux iraniens en criant « Mort à l'Amérique ! », « Mort à Israël ! » et « Mort à la Grande-Bretagne ! ».

Le mouvement de contestation qui a débuté le 28 décembre, lorsque le gouvernement a annoncé son intention d'augmenter les prix du carburant et de réduire des aides aux plus démunis, s'est étendu à 80 villes et communes rurales. Le bilan donné par les autorités iraniennes s'élève à 22 morts et à un millier d'arrestations.

D'après des Iraniens contactés vendredi dans plusieurs localités, le durcissement de la répression et le déploiement des gardiens de la Révolution dans plusieurs provinces ont entraîné une nette baisse de la mobilisation.

Le gouverneur de la province de Mashhad, d'où le mouvement est parti, a annoncé samedi via l'agence de presse Isna, que 85 % des manifestants interpellés avaient été libérés après s'être engagés par écrit à ne pas récidiver.

Créer les conditions du retour

Les manifestants ayant un casier judiciaire, ou ceux soupçonnés d'atteinte aux biens (incendie de deux-roues ou dégâts sur des bâtiments publics) ont été déférés à la justice, a ajouté le gouverneur, Ali Rashidian.

Le vice-président de l'université de Téhéran, Majid Sarsangi, a annoncé la mise en place d'un comité universitaire chargé du suivi des étudiants arrêtés pendant les manifestations.

« Nous voulons coopérer avec les autorités compétentes pour créer les conditions du retour des étudiants détenus à l'université et dans leurs familles le plus vite possible », a déclaré Majid Sarsangi à l'agence Isna.

Selon le parlementaire réformateur Mahmoud Sadeghi, interrogé par l'agence de presse Ilna, à peu près 90 étudiants sont détenus, dont 10 dont on est sans nouvelles.

Plusieurs organismes sont chargés d'assurer la sécurité en Iran et les arrestations ne sont pas toujours annoncées en temps réel.

En Europe, des manifestants antigouvernementaux se sont rassemblés dans plusieurs villes comme Londres, Berlin ou Paris où 400 personnes ont dénoncé la répression menée par le régime iranien.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est quant à lui félicité de l'isolement des États-Unis, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU organisée vendredi à leur demande pour évoquer la répression.

Le conseil, écrit-il sur Twitter, « a déjoué la flagrante tentative américaine de détournement de son mandat [...] Nouvelle erreur de politique étrangère de l'administration Trump ».

Plusieurs États membres du Conseil ont jugé que les troubles relevaient des affaires intérieures de la République islamique.

Des manifestations de soutien à Montréal et Toronto

Des membres de la diaspora iranienne de Montréal se mobilisent pour soutenir les protestataires en Iran. Un rassemblement s'est tenu au centre-ville, samedi après-midi. Une manifestation ayant les mêmes objectifs a aussi eu lieu au même moment à Toronto.

Les manifestants demandent notamment au gouvernement canadien d'appuyer les revendications des protestataires iraniens.

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