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Rex Tillerson entend rester dans l'accord sur le nucléaire iranien

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson

Photo : The Associated Press / Pablo Martinez Monsivais

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'administration Trump travaille avec d'importants élus américains sur un changement législatif qui pourrait permettre aux États-Unis de rester dans l'accord nucléaire iranien, a déclaré le secrétaire d'État Rex Tillerson, en entrevue avec l'Associated Press vendredi.

Les modifications aux lois américaines, qui codifieraient la participation des États-Unis dans l'accord de 2015, pourraient être présentées aussi tôt que la semaine prochaine, ou un peu plus tard, a indiqué M. Tillerson.

Le président Donald Trump fait face à une série d'échéances dans les prochains jours sur la façon de procéder avec un accord qu'il a qualifié de « terrible et trop mou » à l'égard de l'Iran.

Même si les négociations entre des représentants de l'administration et des membres du Congrès n'imposaient aucune restriction sur l'activité nucléaire iranienne, comme le souhaite le président, elles pourraient déboucher sur des mesures pour encadrer la façon dont les États-Unis mettent en place l'accord, ce qui pourrait peut-être persuader M. Trump de se rallier.

En entrevue à son bureau du département d'État, M. Tillerson a rappelé que le président avait dit qu'il allait « réparer (l'accord) ou l'annuler ».

L'administration est donc en train de « respecter la promesse qu'elle a faite de le réparer », a-t-il ajouté.

Donald Trump n'a pas pris de décision sur ce qu'il compte faire au sujet de l'accord nucléaire iranien. Il pourrait une fois de plus certifier que l'Iran respecte l'accord et poursuivre la levée des sanctions qui avaient porté un dur coup à l'économie du pays. En octobre, M. Trump avait refusé de certifier le respect de l'accord, jugeant que les concessions de la République islamique n'étaient pas assez importantes et que l'entente internationale n'était pas dans l'intérêt national des Américains.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, en janvier 2016, la Maison-Blanche doit « certifier » que l’Iran en respecte les règles tous les trois mois auprès du Congrès.

Malgré cela, M. Trump a prolongé la levée des sanctions pendant trois mois supplémentaires. Et il a reporté sa décision de rester dans l'accord ou non, exhortant le Congrès à changer les lois américaines sur la certification.

Les employés de Donald Trump ont affirmé qu'il détestait l'idée d'avoir à renouveler la levée des sanctions tous les trois mois.

M. Tillerson a indiqué que l'administration discutait de cette avenue avec les dirigeants du Congrès « de façon très active ». Il a suggéré que M. Trump pourrait être susceptible de conserver l'accord en levant une fois de plus les sanctions le 12 janvier s'il perçoit des signes encourageants de la part du Congrès.

« Je ne veux pas encore suggérer que nous sommes rendus à la ligne d'arrivée sur quoi que ce soit », a-t-il déclaré.

Obtenir un accord au Congrès sur une si courte période serait très difficile. Un employé du Congrès a confirmé qu'il y avait des progrès significatifs dans les discussions, mais les parties n'ont pas encore commencé à discuter d'un texte spécifique.

Le sénateur républicain Bob Corker et son collègue démocrate Ben Cardin, qui dirigent la Commission des affaires étrangères du Sénat, se sont rendus à la Maison-Blanche jeudi pour s'entretenir du sujet avec le conseiller à la sécurité nationale du président, H. R. McMaster, selon un employé bien au fait de la rencontre. Cette source s'est exprimée sous le couvert de l'anonymat, puisqu'elle ne pouvait pas parler publiquement de cet enjeu.

L'une des options que les élus examinent serait de retirer l'obligation pour le président de certifier le respect de l'accord. Une autre possibilité serait de modifier la loi pour que la certification arrive bien moins souvent.

Ces changements devraient susciter l'appui de nombreux républicains et de quelques démocrates.

Dans une longue entrevue accordée à l'Associated Press, M. Tillerson s'en est aussi pris à l'Union européenne qui n'a pas appuyé le mouvement de protestation en Iran.

Sur la Corée du Nord, l'ancien grand patron d'Exxon Mobile a dit que les rares pourparlers entre la Corée du Sud et du Nord sur les Jeux olympiques pourraient offrir des indices sur la possibilité que Pyongyang veuille aborder d'autres enjeux, dont les armes nucléaires.

Donald Trump, président des États-Unis

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