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Le retour en classe marqué par deux mandats de grève à l'UQO

Des étudiants travaillent dans une salle commune à l'UQO.
Une salle commune à l'UQO (archives) Photo: Radio-Canada / Simon Lasalle

Les professeurs et les chargés de cours de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) reviendront en classe lundi avec des mandats de grève en poche. Toutefois, les deux syndicats n'ont pas encore mis leurs menaces à exécution.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQO et le Syndicat des professeures et professeurs de l'UQO ont chacun adopté un mandat de grève lors de la dernière session, et les parties sont toujours en pourparlers avec la direction.

Le 19 décembre dernier, les négociations entre le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQO et la direction ont pris fin abruptement. La présidente du syndicat, Marie-Josée Bourget, brandissait alors la possibilité de déclencher une grève générale illimitée lors du trimestre d'hiver.

Or, vendredi, elle a soutenu qu'elle ferait « tout pour ne pas se rendre à la grève générale illimitée ». Aucun piquetage ne sera effectué durant la semaine du 8 janvier, mais si la situation actuelle perdure et qu'aucune entente n'est conclue, les chargés de cours pourraient faire la grève une journée à la fois dès la deuxième semaine de cours. Le scénario de la grève illimitée est désormais évoqué pour la mi-session.

On ne sera pas en grève générale illimitée à la deuxième semaine, ça, c'est sûr.

Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UQO

La direction est optimiste

Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau (septembre 2014).Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau Photo : Radio-Canada

Les syndicats espèrent augmenter leur salaire et obtenir de meilleures conditions de travail à l'issue de leurs conflits respectifs. L'Université affirme de son côté que les chargés de cours ont une des conventions collectives les plus avantageuses du Québec.

La direction de l'UQO a répété vendredi qu'elle ne souhaite pas négocier sur la place publique, mais que les demandes des chargés de cours, qui exigeaient au départ une hausse salariale de 13 % sur trois ans pour ensuite la ramener à 7,75 %, ne s'alignaient pas sur l'offre patronale de 3,75 % pour la même période.

« La direction est confiante qu'un règlement est possible par la négociation », a affirmé le directeur des communications de l'UQO, Gilles Mailloux. Toutefois, M. Mailloux avise la communauté universitaire de « surveiller régulièrement le site Web de l’UQO et vos courriels », puisque les deux syndicats pourraient déclencher une grève ou encore s'entendre avec la direction.

Les professeurs près d'une entente

Le comité de négociation du syndicat des professeurs se rencontrera la semaine prochaine pour faire le point, mais des membres du syndicat espèrent que la menace de grève sera suffisante pour en venir à un accord. Les deux parties ne seraient pas très loin d'une entente, selon des sources syndicales.

Contrairement à leurs collègues chargés de cours, les professeurs ont adopté un mandat de grève pour une durée de 10 h réparties du 8 janvier au 9 février. L'offre patronale du 7 décembre a été rejetée à plus de 85 %. Le contrat de travail des professeurs est échu depuis avril 2015, et les négociations durent depuis novembre 2015. Un conciliateur s'occupe de ce dossier depuis décembre 2016.

Le syndicat soutient que s'il n'y a pas d'entente le 9 février, des moyens de pression plus robustes pourraient être employés à des moments stratégiques et opportuns. Une assemblée générale pourrait avoir lieu le 12 février.

Les étudiants ne veulent pas de grève

Les étudiants espèrent pour leur part que la session d'hiver pourra suivre son cours sans embûches.

« C'est un problème pour les étudiants », a affirmé Zouhir Bensmaia, qui suit le programme de génie électrique de l'UQO.

L'étudiant de quatrième année espère qu'une « solution soit discutée pour que les choses reprennent leurs cours et que les étudiants puissent terminer leur programme ».

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Éducation