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Une femme de Québec accusée d'incitation à la haine envers les musulmans

Des mains sur un clavier d'ordinateur.

Des propos haineux sur Internet peuvent mener à des accusations criminelles.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une résidente du secteur de Sainte-Foy accusée d'incitation publique à la haine n'a plus le droit d'approcher la grande mosquée de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

La femme de 61 ans doit respecter cette condition en attendant son procès pour des propos qu'elle aurait écrits sur Internet.

Françoise Giroux est accusée d'incitation publique à la haine et d'avoir alimenté volontairement la haine envers un groupe identifiable, « à savoir les personnes qui professent la religion musulmane », peut-on lire dans les documents de la cour.

Elle a comparu en octobre, mais contrairement aux autres arrestations effectuées pour ce type de crime, la police n'a pas médiatisé l'affaire. L'enquête a été menée par la Sûreté du Québec.

Sous un pseudonyme, Françoise Giroux aurait tenu les propos litigieux sur un forum de discussion pro-israélien entre le 12 avril 2016 et le 19 janvier 2017.

L'attentat à la grande mosquée de Québec a eu lieu une dizaine de jours plus tard.

Injonction d'éloignement

C'est une ancienne collègue de travail qui a porté plainte contre la femme, qui habite à environ deux kilomètres du Centre culturel islamique de Québec.

Relâchée par les policiers après son arrestation, Mme Giroux a signé un document dans lequel elle s'engage à ne pas approcher à moins de 500 pieds (environ 150 mètres) du lieu de culte situé sur le chemin Sainte-Foy.

Selon l'avocat criminaliste Didier Samson, les internautes ont tout intérêt à faire preuve de prudence dans le contexte social actuel.

C'est le genre d'infraction qui va être amenée à être portée selon moi, plus souvent, pour prévenir justement des catastrophes comme ça.

Me Didier Samson

Me Samson ajoute que le système de justice n'est pas là pour brimer la liberté d'expression; « par contre, il va réprimer les discours qui peuvent amener à des situations fort peu souhaitables », précise-t-il.

Le dossier de Françoise Giroux reviendra devant le tribunal le 8 mars.

Québec

Justice et faits divers