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Garde côtière : l’état de la flotte de brise-glaces préoccupe

Le brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière du Canada.
Le brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière du Canada. Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau
Radio-Canada

Le bris mécanique qui a empêché le NGCC Terry Fox d'aller prêter assistance à un traversier retenu prisonnier des glaces entre Québec et Lévis, mercredi, met en lumière le vieillissement des brise-glaces de la Garde côtière canadienne (GCC), soulèvent le milieu maritime de même que le député Steven Blaney.

Un texte de Louis Gagné

Ce dernier soutient qu’il y a urgence de procéder au renouvellement et à l’agrandissement de la flotte de brise-glaces afin d’assurer la sécurité sur le fleuve Saint-Laurent et de maintenir les activités économiques des ports de Québec et de Montréal.

« La flotte de brise-glaces canadiens est vieillissante. […] La Garde côtière fait un travail extraordinaire, mais n'a pas suffisamment de navires. Même avec la stratégie existante, qui vise à remplacer les navires, la flotte va continuer à vieillir. On a besoin de brise-glaces », affirme le député Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis.

Steven Blaney rappelle que le chantier maritime Davie a offert de louer quatre brise-glaces à la Garde côtière pour pallier le manque d’effectifs sur le Saint-Laurent. Il invite le gouvernement libéral à prendre en considération le projet de l’entreprise de Lévis, baptisé Resolute, et à agir sans tarder.

Le premier ministre Trudeau, c'est le temps qu’il prenne une bonne résolution. Qu'il oublie ses vacances dans les Caraïbes avec l'Aga Khan et qu'il pense à la réalité nordique du Canada.

Steven Blaney, député conservateur, Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis

Maintenir 300 emplois

Le porte-parole de la Davie, Frédérick Boisvert, croit que le projet Resolute fournirait de l’emploi à 300 travailleurs du chantier maritime. La panne rencontrée par le NGCC Terry Fox mercredi démontre à son avis que la flotte de brise-glaces est arrivée à la fin de son cycle de vie.

« Je pense que c'est une illustration parfaite de la pertinence du Chantier Davie dans ce qu'on a appelé la débâcle de la Garde côtière parce que les navires sont tellement vieux », soutient-il.

M. Boisvert rappelle que l’entreprise a dû mettre à pied 800 travailleurs avant les Fêtes, faute d’être parvenue à obtenir un nouveau contrat de construction de navires.

La flotte fédérale rouille plus vite qu'elle ne peut être remplacée.

Frédérick Boisvert, porte-parole du Chantier Davie

Répercussions sur le coût des biens

L’architecte naval Paul Barbeau croit lui aussi que les brise-glaces de la Garde côtière qui patrouillent sur le Saint-Laurent sont en fin de vie et doivent être remplacés. Il affirme qu’on ne pourra se contenter indéfiniment de réparer les navires lorsqu’un bris survient.

« Nos brise-glaces ont travaillé très fort et sont fatigués; c’est certain que si on veut maintenir la fiabilité, il faut en acquérir de nouveaux. On ne peut pas continuer à les rafistoler constamment : les conditions de travail sont beaucoup trop difficiles », insiste l'architecte.

Selon M. Barbeau, le vieillissement de la flotte et la pénurie de navires pourraient faire augmenter les coûts liés au transport maritime. Au bout du compte, ce sont les consommateurs qui risquent d’en faire les frais.

« Les risques pour les armateurs vont être un peu plus grands, donc les assurances vont coûter plus cher. Les armateurs vont devoir faire des réserves pour des imprévus. […] Ça va affecter la hausse les coûts de transport et ça va se refléter sur les biens de consommation », soutient le président fondateur de l’entreprise Navtech.

Avec les renseignements de Marc-Antoine Lavoie et Fanny Samson

Québec

Transports