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  • Crise du verglas : Les 20 ans du « vendredi noir »

    Pylônes effondrés sous le poids de la glace.

    Pylônes affaissés lors de la crise du verglas, en 1998

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Début janvier 1998, au retour du congé des Fêtes, une tempête de pluie verglaçante s'abat sur plusieurs régions du Canada. De l'Est ontarien au Nouveau-Brunswick, des millions de personnes se retrouvent sans électricité. Le vendredi 9 janvier, le réseau hydroélectrique s'effondre et plonge le Québec dans le noir et le froid. Retour sur cette journée qui est passée à l'histoire sous le nom de « vendredi noir ».

    Le 5 janvier 1998, le retour à la maison s’annonce difficile, mais ce n’est pas la panique. La population est habituée aux caprices de la météo. Personne ne sait encore que le Québec et d’autres régions du Canada vont vivre une crise sans précédent.

    Pendant près de quatre jours, un lourd couvert de glace se dépose sur l’île de Montréal et ses environs, plus particulièrement la Montérégie.

    L’Outaouais et Ottawa touchés

    La tempête de verglas rend aussi la vie difficile à toute la population de l’Outaouais et de l’Est ontarien. « Si vous nous écoutez ce soir, vous faites partie des chanceux qui ne vivez pas les désagréments d’une panne d’électricité », affirme le présentateur Michel Picard en ouverture du bulletin de nouvelles Ce soir du 6 janvier 1998.

    Sur le terrain, le journaliste François Lessard fait le portrait de la situation dans la région. Gatineau est la ville la plus touchée : 16 000 foyers n’ont plus de courant.

    Ce soir, 6 janvier 1998

    Montréal dévastée

    Le 7 janvier, la grande région de Montréal est paralysée. Les branches d’arbres tombent sur les fils électriques, causant d’importants courts-circuits. Les équipes d’Hydro-Québec se mobilisent pour rétablir le courant, par ordre de priorité. Le parc du Mont-Royal est fermé, les écoles et les garderies aussi. Les routes sont quasiment impraticables.

    Le « vendredi noir »

    Après cinq jours de crise, probablement que c’est la pire journée de toutes.

    Le présentateur Bernard Derome

    Le vendredi 9 janvier, une trentaine de pylônes sont détruits et laissent place à des paysages apocalyptiques. 1,3 million de foyers québécois sont privés d’électricité. Les journalistes de Radio-Canada sont mobilisés pour couvrir en direct l’évolution des événements. À la barre d’une émission spéciale, le présentateur Bernard Derome, en compagnie de collègues et de spécialistes, tente de rendre compte de la situation.

    Tempête de verglas au Québec (émission spéciale), 9 janvier 1998

    C’est surtout à Montréal que la détérioration se fait sentir. On craint une panne d’électricité généralisée. Faute de courant, le métro fonctionne seulement par moments et les feux de circulation s’éteignent. Pour ajouter au chaos, les principaux ponts de la Rive-Sud sont fermés, rendant impossible toute évacuation de la ville.

    En direct du Centre de coordination d’urgence, le journaliste Philippe Schnobb explique que les Montréalais doivent limiter leur consommation d’eau. L’alimentation électrique des usines d’épuration Atwater et Charles-J.-Des Baillets s’interrompt, affectant la distribution d’eau potable. On frôle la catastrophe.

    Le point de presse quotidien

    Tous les jours, le premier ministre québécois et le PDG d’Hydro-Québec rencontrent les médias pour rendre compte de l’évolution de la crise. En conférence de presse le 9 janvier, Lucien Bouchard, aux côtés d’André Caillé, semble ébranlé. « Nous avons constaté une certaine aggravation de la situation », affirme-t-il.

    Il annonce ainsi de nouvelles mesures d’urgence telles que l’ouverture de centres d’hébergement, la commande de génératrices, etc.

    Tempête de verglas au Québec (émission spéciale), 9 janvier 1998

    La pluie cesse le 9 janvier. Le lendemain soir, un million de foyers au Québec manquent toujours d’électricité. Une situation particulièrement critique dans le « triangle infernal » formé par les villes de Saint-Jean, Granby et Saint-Hyacinthe. Il faudra attendre un mois pour que tous les clients résidentiels d’Hydro-Québec soient rebranchés.

    La crise voit cependant naître une importante vague de solidarité alors que les sinistrés s’entassent dans les centres d’hébergement. 20 ans plus tard, plusieurs habitants des régions touchées par la tempête en gardent encore le traumatisme.

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