•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Steve Bannon a perdu la raison », lance Trump, écorché par son ex-conseiller

Nathalie Cloutier et Christian Latreille font le point
Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a accusé mercredi son ancien conseiller Steve Bannon d'avoir « perdu la raison », dans un cinglant communiqué qui marque une rupture avec celui qui fut l'un des stratèges de sa victoire de 2016.

Cette attaque fait suite à la diffusion d'extraits d'un livre à paraître la semaine prochaine, dans lequel Steve Bannon affirme que le fils du président américain, Donald Trump fils, a commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

« Steve Bannon n'a rien à voir avec moi ou ma présidence. Quand il a été limogé, il n'a pas seulement perdu son travail, il a perdu la raison », a affirmé le président des États-Unis dans un bref communiqué.

« Steve n'a eu qu'un rôle très limité dans notre victoire historique », ajoute-t-il.

Le changement de ton est spectaculaire vis-à-vis de cet « ami » que Donald Trump qualifiait il y a moins de cinq mois d'« homme bien » traité injustement par la presse.

Des citations explosives

Selon des extraits du nouveau livre de Michael Wolff révélés mercredi par The Guardian, Steve Bannon qualifie de « trahison » une rencontre avec une avocate russe organisée par le fils du président, Donald Trump fils, en juin 2016. Le gendre et proche conseiller du président, Jared Kushner, et son directeur de campagne, Paul Manafort, étaient également présents.

« Les trois personnes les plus importantes de la campagne ont pensé que c'était une bonne idée de rencontrer un gouvernement étranger dans la Trump Tower, dans la salle de conférence du 25e étage, sans avocats. Ils n'avaient pas d'avocats », ironise M. Bannon, cité dans Le feu et la fureur : dans la Maison-Blanche de Trump.

Même si vous pensez que ce n'était ni une trahison ni quelque chose d'antipatriotique ou de mauvais – et je pense que c'est tout cela –, vous auriez dû téléphoner au FBI tout de suite.

Steve Bannon, cité dans des extraits du livre « Le feu et la fureur : dans la Maison-Blanche de Trump »

L'entourage de M. Trump est au centre d'une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d'influencer l'élection de novembre 2016 au profit du candidat républicain.

Donald Trump et Moscou nient toute entente, mais un rapport du renseignement américain affirmait en janvier que le Kremlin a clairement cherché à affaiblir Hillary Clinton.

Des comptes rendus fallacieux, selon la Maison-Blanche

Selon d'autres extraits du livre de Michael Wolff publiés par le New York Magazine, Donald Trump ne souhaitait pas remporter l'élection. Ce soir-là, « Don fils a dit à un ami que son père [...] ressemblait à quelqu'un qui a vu un fantôme. Melania [Trump] était en larmes, mais ce n'était pas des larmes de joie », peut-on lire.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a fustigé le livre, disant qu'il était « rempli de comptes rendus faux ou fallacieux de la part d'individus sans accès ni influence à la Maison-Blanche ».

Michael Wolff, auteur notamment d'une biographie sur le magnat des médias Rupert Murdoch, dit s'être entretenu avec M. Trump et plus de 200 proches collaborateurs pour préparer son livre.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et The Guardian

Politique américaine

International