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L'éolien offre de nouvelles carrières aux travailleurs du pétrole en Alberta

Un champ d'éoliennes près de Pincher Creek, dans le sud de l'Alberta.
L'énergie éolienne soulève l'optimisme au moment où le Canada tente de réduire son empreinte carbone. Photo: Jaq Murillo
La Presse canadienne

Les vents de changement qui soufflent sur l'Alberta poussent les travailleurs de l'industrie pétrolière vers de nouvelles carrières dans l'industrie éolienne.

Selon l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA), si l'Alberta consacrait entièrement son engagement d'ajouter 5000 mégawatts d'énergie renouvelable d'ici 2030 à l'éolien, cela entraînerait des investissements de 8,3 milliards de dollars et la création de nombreux emplois.

Vers de nouveaux horizons

Mark Kokas, un électricien de 42 ans, a été emporté par ces rafales qui secouent le monde du travail dans la province. Deux ans après avoir été mis à pied dans le secteur du pétrole et du gaz, il étudie pour se recycler en technicien de turbine éolienne. « C'est difficile de trouver du travail en ce moment. Ce n'est plus comme c'était », souligne-t-il.

Selon M. Kokas, le pétrole et le gaz ont représenté le pain et le beurre des Albertains durant plusieurs années, mais ce temps est révolu. « Il va y avoir une très forte pression pour former les travailleurs là où l'industrie a besoin d'eux », soutient-il.

Le quadragénaire avoue avoir vécu une véritable prise de conscience en passant d'une industrie à l'autre. « Il y a autre chose que le pétrole et le gaz. C'est assez cool », reconnaît le nouvel étudiant.

Une formation de courte durée

La formation d'un an pour devenir technicien en turbine éolienne est accompagnée d'une sérieuse mise en garde : « Ceux qui ont peur des hauteurs sont priés de s'abstenir. »

Pour Chris DeLisle, enseignant au Collège Lethbridge, les sources d'énergie comme l'éolien représentent des solutions de rechange évidentes pour les travailleurs mis au chômage par la décroissance du secteur des énergies fossiles.

Nos étudiants vont travailler dans un bureau à 300 pieds dans les airs, alors de toute évidence la sécurité est une priorité majeure.

Chris DeLisle, enseignant au collège Lethbridge

Quatre des 16 étudiants de son groupe ont travaillé dans l'industrie pétrolière auparavant. « Comme l'Alberta cherche à s'établir comme leader par rapport au reste du pays dans l'énergie renouvelable, le vent se retrouve en première ligne et devrait y rester pour un bon moment », croit M. DeLisle.

L'énergie éolienne soulève l'optimisme au moment où le Canada tente de réduire son empreinte carbone. M. Kokas s'attend à trouver rapidement un emploi à la fin de sa formation.

J'aurais espéré avoir été mis à pied plus tôt, comme ça, je serais déjà en train de travailler.

Marc Kokas, électricien

La formation de technicien en turbine éolienne comprend des notions d'électricité, de réparation des pales de fibre de verre et du fonctionnement interne des turbines. Elle porte aussi sur un grand nombre de mesures de sécurité.

Alberta

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