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De faibles gains et une grande volatilité attendent la Bourse de Toronto en 2018

La bande défilante de la Bourse de Toronto
Le S&P/TSX a clôturé à deux sommets records au cours des derniers jours de décembre. Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Radio-Canada

La stabilisation des prix du pétrole a aidé les valeurs mobilières canadiennes à sortir de leur torpeur dans la deuxième moitié de 2017, mais les investisseurs qui s'attendent à voir la Bourse de Toronto rattraper ses consoeurs mondiales et leurs performances fulgurantes devraient plutôt miser sur des rendements plus modestes.

« Même s’il a été stable dans la première partie de l’année et a affiché des gains dans la dernière partie de l’année, l’indice composé S&P/TSX a affiché des variations incroyablement minces en regard des normes historiques », observe Craig Fehr, stratège des marchés canadiens pour la firme Edward Jones.

« Alors je crois que la première chose à laquelle nous devrions nous attendre du TSX est une plus grande variation des prix, soit beaucoup plus de volatilité, sur une base quotidienne et hebdomadaire », ajoute-t-il. Il prédit des rendements positifs, mais modestes.

À titre de comparaison :

  • S&P 500 de Wall Street : gain de 434,78 points (+19 %)
  • Dow Jones des valeurs industrielles : gain de 4956,62 points (+25 %)
  • Nasdaq : gain de 1520,27 points (+28 %)

Après avoir atteint le sommet record de 15 922,67 points le 21 février, le TSX a reculé de façon soutenue jusqu’au creux de 14 951,88 points, atteint le 21 août. Puis, une reprise des cours du pétrole brut a alimenté la croissance des actions du secteur de l’énergie.

De fait, l’indice phare du parquet torontois a dépassé à plusieurs reprises son record de clôture dans la deuxième moitié de 2017.

Les 27 et 28 décembre, le S&P/TSX a clôturé à deux sommets records consécutifs, soit 16 203,13 points et 16 221,95 points, respectivement.

Puis il a terminé 2017 à 16 209,13 points, en hausse de 921,54 points, soit environ 6 %, par rapport au début de l’année.

Un puits de pétrole dans un champ.La faillite de l'entreprise Redwater Energy a provoqué tout un questionnement sur la responsabilité financière du nettoyage des puits abandonnés. Photo : Reuters / Todd Korol

Même si le pétrole exerce une influence clé sur le TSX, Todd Mattina, économiste chez Placements Mackenzie, s’attend à ce que le cours du baril reste aux environs de son niveau actuel, soit entre 50 $ US et 60 $ US, tout au long de 2018. Cela n’aidera pas l’indice de référence du TSX de façon importante.

Le pétrole ne représente qu’un seul des risques qui pourraient nuire au TSX en 2018, ajoute M. Mattina.

« Les perspectives des prix du pétrole ne sont pas à la source de notre prévision de marché baissier pour les actions canadiennes. Nous croyons que les valeurs du marché canadien ne sont pas aussi attrayantes que celles des autres grands marchés boursiers et nos indicateurs sur le moral des investisseurs s’orientent à la baisse. »

Les drapeaux canadien, mexicain et américain.Autant la précédente ronde de négociations de l'ALENA a été houleuse, autant celle qui s'est terminée mardi a été calme. Photo : Reuters / Edgard Garrido

En plus de l’incertitude entourant les négociations en cours sur l’Accord de libre-échange nord-américain, les inquiétudes persistantes au sujet du niveau d’endettement élevé des Canadiens devraient aussi avoir un impact sur le TSX.

Les consommateurs ont été le moteur dominant de la croissance l’an dernier, grâce aux gains du marché du travail.

Des consommateurs font leur magasinage du temps des Fêtes.Le magasinage du temps des Fêtes Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck


Candice Bangsund, vice-présidente et gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital, croit que le commerce et le développement d’affaires devraient prendre le relais en 2018, puisque les craintes de ralentissement aux États-Unis et dans le monde ne se sont pas concrétisées en 2017.

Cela pourrait permettre aux segments cycliques du marché, qui favorisent les valeurs canadiennes, de renouer avec de solides performances.

« Le TSX sera le principal bénéficiaire de la poursuite, en 2018, d’un scénario dans lequel la croissance est plus vigoureuse et les prix des ressources naturelles grimpent, en raison du caractère cyclique du marché boursier canadien », a-t-elle expliqué.

Avec les informations de La Presse canadienne

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