•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trump menace de couper l'aide financière aux Palestiniens

Le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'un discours à la Maison-Blanche le 6 décembre 2017.
Le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'un discours à la Maison-Blanche le 6 décembre 2017 Photo: Reuters / Kevin Lamarque
Radio-Canada

Le président américain, Donald Trump, a menacé mardi de couper l'aide financière des États-Unis aux Palestiniens qui ne veulent plus, selon lui, parler de paix.

« Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect », a-t-il tweeté mardi.

Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir? 

Donald Trump, président des États-Unis

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait annoncé le 22 décembre, lors d'une visite à Paris, que les Palestiniens n'accepteraient plus aucun plan de paix américain après la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d'Israël.

Le président américain a fait perdre à son pays son statut de « médiateur honnête dans le processus de paix », avait-il dit à l'issue d'une rencontre avec le président français Emmanuel Macron.

Dans son tweet, Donald Trump n'a pas précisé à quelles aides il faisait référence.

Les propos du président font toutefois écho au projet dévoilé plus tôt dans la journée par l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, de suspendre les versements de Washington à l'agence de l'ONU qui fournit l'aide humanitaire aux réfugiés palestiniens (UNRWA).

« Le président a simplement dit qu'il ne veut plus donner de financement supplémentaire, ou suspendre les financements, jusqu'à ce que les Palestiniens acceptent de revenir à la table de négociation », a dit Nikki Haley à la presse.

Les États-Unis sont le principal contributeur de l'UNRWA, avec 370 millions de dollars versés en 2016, selon les chiffres disponibles sur le site Internet de l'agence onusienne.

Les États-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.

« Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l'ONU, avait alors lancé Nikki Haley.

Se faisant le porte-voix du président américain, elle avait déploré devoir « payer pour le privilège douteux d'être méprisés », menaçant à nouveau de « mieux dépenser » l'argent des Américains à l'avenir.

Donald Trump a rompu, le 6 décembre, avec la position de ses prédécesseurs et avec le consensus international en faisant son annonce controversée sur Jérusalem.

Cette annonce avait réjoui le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, mais avait été condamnée par les pays du monde arabo-musulman, entre autres.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

Politique américaine

International