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Des célébrités mettent sur pied un projet pour lutter contre le harcèlement sexuel

Un montage photo montrant les photographies de six femmes.
De gauche à droite et de haut en bas, Donna Langley, Natalie Portman, Cate Blanchett, Ashley Judd, Meryl Streep et Maria Eitel. Photo: Reuter/Getty Images/AFP / Mario Anzuoni/Danny Moloshok/Mike Coppola/Matt Winkelmeyer/Rick Kern/Kimihiro Hoshino
Radio-Canada

Plus de 300 femmes oeuvrant dans le domaine du cinéma ont démarré lundi le projet « C'est fini » (« Time's Up »), qui vise à combattre le harcèlement sexuel dans tous les milieux de travail aux États-Unis.

Les actrices Cate Blanchett, Ashley Judd, Natalie Portman et Meryl Streep font notamment partie du projet, tout comme la présidente de Universal Pictures Donna Langley, l'écrivaine féministe Gloria Steinem, l'avocate et ex-chef de cabinet de Michelle Obama Tina Tchen et la coprésidente de la Fondation Nike Maria Eitel.

Le projet veut aider financièrement sur le plan juridique les victimes de harcèlement sexuel au travail. Plus de 16 millions de dollars canadiens ont déjà été recueillis, pas très loin de l'objectif de 19 millions.

« C'est fini » souhaite venir en aide plus particulièrement aux employés dont le revenu est peu élevé et qui ne peuvent se défendre, comme les travailleurs dans l'agriculture, les domestiques, les concierges, les ouvriers et les serveuses.

« Souvent, le harcèlement persiste parce que les harceleurs ne payent jamais les conséquences de leurs actes », dit le regroupement dans sa « lettre de solidarité » publiée sur son site.

Le groupe demande aussi à ce qu'il y ait plus de femmes en position d'autorité, il plaide également pour l'égalité salariale et l'égalité des chances entre les femmes et les hommes. Il demande par ailleurs aux médias de s'intéresser aux injustices perpétrées « dans des domaines professionnels moins glamour et moins valorisés » que celui du cinéma.

« Nous nous engageons également à continuer à pousser pour de réels changements dans notre propre domaine, afin de faire de l'industrie du spectacle un endroit sûr et équitable pour tous », peut-on également lire dans la lettre.

Le regroupement s'est créé après la vague de dénonciations qui a suivi l'affaire Harvey Weinstein. Le producteur américain est accusé par une quarantaine de femmes de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles.

Avec les informations de Agence France-Presse

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