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Privatisation en santé : affaire conclue entre Medavie et le Nouveau-Brunswick

Mesure de la tension artérielle d'un patient
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick privatise la gestion du programme de soins extra-mural et de télé-soins. Photo: iStock
Radio-Canada

Les contrats pour la privatisation de la gestion des programmes extra-mural et télé-soins au Nouveau-Brunswick sont signés, annonce le gouvernement provincial.

L’entreprise Medavie sera désormais responsable de la gestion des deux programmes. Le personnel reste toutefois syndiqué et à l'emploi du gouvernement.

Le gouvernement compte publier les contrats sur son site internet après qu’il aura reçu les commentaires du Bureau du commissaire à l’intégrité. Le ministère de la Santé lui a déjà envoyé les contrats.

La privatisation de la gestion de ces services crée de l'inquiétude et de l'opposition au sein de la population et d’une partie du personnel médical. Mais le président des services de santé Medavie Nouveau-Brunswick, Richard Losier, a récemment assuré que les services aux patients ne changeront pas sous la gestion de l'entreprise.

Le premier ministre Brian Gallant s'est aussi fait rassurant

« C'est toujours nous, le gouvernement, qui allons donner ces services, mais nous pouvons innover un peu de comment on le fait. C'est toujours nous qui allons avoir les obligations. C'est toujours nous qui allons être imputables aux gens du Nouveau-Brunswick. Encore une fois, nos obligations concernant les droits linguistiques seront toujours à respecter. Par contre, on peut parfois avoir des partenariats qui vont nous aider à livrer des services de façon plus efficace et qui vont même améliorer les services », a déclaré Brian Gallant durant les travaux en Chambre ces dernières semaines.

Une entente de dix ans avec des conditions

Radio-Canada Acadie n'a pas eu accès à tous les documents, mais voici ce que nous avons appris jusqu'à présent.

L’entente conclue par la province et Medavie est valide pour les dix prochaines années. Elle prévoit un paiement maximum de 4,4 millions de dollars par année, soit un total de 44 millions de dollars à Medavie, mais pour obtenir le plein montant cette dernière doit remplir cinq conditions.

Parmi les conditions, il devra y avoir une augmentation de 15 % du nombre des visites à domicile, soit 90 000 visites de plus annuellement. Cette mesure doit entraîner une réduction équivalente du nombre de visites aux urgences.

Medavie devra aussi maintenir un taux de satisfaction de 95 %.

Si l'entreprise sans but lucratif n'atteignait pas ces cibles, elle pourrait perdre jusqu'à 2,6 millions de dollars annuellement. Elle pourrait aussi perdre davantage si la situation se détériorait comparativement à celle d’aujourd’hui.

Medavie est fière de la signature du contrat

« Nous sommes fières d’aller de l’avant avec l’intégration du Programme extra-mural et Télé-soins 811 avec les services d’Ambulance Nouveau-Brunswick », a affirmé Richard Losier, président de Services de Santé Medavie Nouveau-Brunswick dimanche.

Le président a ajouté que l'objectif de Medavie était de continuer à offrir d’excellents services de soins de santé centrés sur les besoins des patients afin d’améliorer leurs états de santé.

Il a aussi tenu a rassurer les citoyens en insistant sur le fait que la transition qui s'effectuera à partir du 1er janvier ne devrait pas affecter la qualité des soins.

« Nous avons une excellente équipe en place et nous sommes impatients de travailler à l’évolution de notre système afin que celui-ci apporte davantage de bénéfices aux patients ainsi qu’à leurs familles », a conclut Richard Losier.

Avec des informations de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale