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Les moments forts de l'année 2017, selon des Fransaskois venus d'ailleurs

Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron se sont entretenus en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, dans un hôtel de New York.
Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron se sont entretenus en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, dans un hôtel de New York. Photo: Associated Press / Evan Vucci
Radio-Canada

De l'assermentation du 45e président américain à l'élection d'Emmanuel Macron à la tête de la France, en passant par la démission de l'ex-président zimbabwéen, Robert Mugabe, voici les événements marquants des derniers mois vus par trois Fransaskois d'origine étrangère.

Un texte de Marianne Meunier


L'assermentation de Donald Trump

Le président américain Donald Trump prend la parole à l'extérieur de la Maison-Blanche, le 20 décembre 2017.Le 45e président américain, Donald Trump Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

Pour le Fransaskois Adrien Katarinoff, qui a visité plusieurs pays du monde avant de s'établir il y a déjà une cinquantaine d'années à Regina, l'événement le plus marquant de l'année 2017 est sans aucun doute l'assermentation du président américain Donald Trump le 20 janvier dernier.

« L'événement le plus dangereux, c'est M. Trump qui est devenu président. C'est vraiment catastrophique parce que c'est un homme unique, Dieu merci, mais extrêmement dangereux [en raison], disons, de son attitude envers la Corée du Nord et l'Europe. Il semble vouloir insulter tout le monde », dit-il.

M. Katarinoff s'inquiète également des effets des changements climatiques sur notre environnement. Cette année, la Colombie-Britannique a connu sa pire saison de feux de forêt depuis que des données à ce sujet sont compilées.

Des flammes attaquent une forêt en Colombie-BritanniqueUne forêt brûle en Colombie-Britannique Photo : Radio-Canada

Des incendies ont également eu lieu en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, sans compter ceux qui ont fait des dizaines de victimes en Californie.

Donald Trump a d'ailleurs profité des températures glaciales qui s'abattent sur plusieurs provinces canadiennes et le nord des États-Unis pour se moquer une fois de plus des changements climatiques.

Un tweet du président américain Donald Trump« Dans l'est, cela pourrait être la veille du jour de l'an LA PLUS FROIDE jamais enregistrée. Peut-être qu'on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique pour lequel notre pays, mais aucun autre pays, allait payer DES BILLIONS DE DOLLARS pour s'en protéger. Couvrez-vous! » Photo : Twitter/@realDonaldTrump

Le 1er juin 2017, les États-Unis avisaient par écrit les Nations unies de leur intention de se retirer de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, ratifié par 195 pays.


L'élection d'Emmanuel Macron et le référendum en Catalogne

Emmanuel Macron, le 23 avril 2017Emmanuel Macron Photo : Reuters / Benoit Tessier

Le Fransaskois Yassine El Bahlouli a pour sa part été marqué par la politique européenne.

Ayant lui-même vécu et étudié en France, il a salué l'élection d'Emmanuel Macron à la tête de la République française.

« Pour moi c'est une rupture. C'est un changement au niveau de la politique en France, c'est un message très clair par rapport aux partis politiques, par rapport aux projets présentés et par rapport aux besoins de la jeunesse. »

Emmanuel Macron, fondateur du mouvement centriste En Marche!, est le plus jeune président élu de France.

Il a remporté l'élection présidentielle française avec 66,10 % des voix, devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, qui a récolté environ 33,90 % des voix.

Pour Yassine El Bahlouli, le plus remarquable demeure néanmoins l'élection écrasante du parti d'Emmanuel Macron, La République en marche, et de ses alliés centristes du MoDem, lors des élections législatives en juin 2017.

« Le message qu'il faut retenir de cette expérience, c'est que les besoins ont changé. Le message doit changer et celui qui arrivera à faire passer ce message que la jeunesse et que la population [française] souhaite recevoir, c'est lui qui prendra le leadership dans le futur », indique-t-il.

Yassine El Bahlouli a aussi été marqué par les revendications identitaires et la volonté indépendantiste du peuple catalan.

Des partisans de l'indépendance catalane agitent une estelada (drapeau catalan pro-indépendance) au siège de l'Assemblée nationale catalane, à Barcelone.Des partisans de l'indépendance catalane agitent une estelada (drapeau catalan pro-indépendance) au siège de l'Assemblée nationale catalane, à Barcelone. Photo : Associated Press / Emilio Morenatti

Lors du référendum du 1er octobre, deux millions de Catalans, 90,18 % de ceux qui se sont exprimés, ont dit oui à l'indépendance. Toutefois, le taux de participation n'avait été que de 43,03 %, la majorité des opposants à la sécession ayant boycotté l'exercice.

Le Parlement catalan, contrôlé par les indépendantistes, a alors défié Madrid en déclarant l’indépendance de la région.

Le gouvernement espagnol du premier ministre Mariano Rajoy a réagi en destituant son président et en plaçant la Catalogne sous tutelle. Plusieurs leaders indépendantistes ont aussi été accusés de sédition et de rébellion.

« [Le refus du gouvernement espagnol de reconnaître le résultat du référendum catalan] ça l'a entachée quand même quelque part, la démocratie occidentale », dit M. El Bahlouli.

Le 21 décembre, lors de l'élection d'un nouveau gouvernement régional, les trois partis indépendantistes de Catalogne ont obtenu une majorité absolue des sièges au Parlement, récoltant 70 des 135 sièges.

Yassine El Bahlouli a également mentionné quelques événements à l'échelle locale qui, selon lui, ont marqué la communauté fransaskoise.

Parmi ces moments forts, Yassine El Bahlouli rappelle notamment la nouvelle présidence au Conseil scolaire fransaskois (CSF), le recours judiciaire intenté par le Collectif des Parents inquiets et préoccupés (CPIP) ainsi que la relance du Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan (RIF-SK).


La guerre civile en République démocratique du Congo (RDC)

Des casques bleus se déploient en République démocratique du Congo en 2016. Des casque bleus, membres de la Force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies, se déploient en République démocratique du Congo en 2016. Photo : Reuters / Thomas Mukoya

Bien que cet événement ne soit pas, en soi, une nouveauté de l'année 2017, le Fransaskois d'origine congolaise Hughes Kandele estime que la guerre civile en RDC vaut tout de même la peine d'en parler.

« Actuellement, on enregistre de 6 à 8 millions de morts depuis 1997 et le monde entier n'en parle pas. Je ne peux pas parler seulement d'une crise politique, c'est un génocide au niveau du Congo », explique-t-il.

Riche en ressources naturelles, la RDC a rapidement fait l'envie de ses voisins. Elle a aussi suscité l'intérêt de multiples compagnies minières et téléphoniques qui souhaitaient acquérir certains minerais de valeur, dont les diamants et le coltan, utilisé pour la fabrication de puces de téléphone.

« Je peux parler sans mâcher mes mots de l'ingérence de grandes compagnies minières, de l'ingérence de grandes sociétés téléphoniques au niveau de notre pays », dit Hughes Kandele.

En août 2017, l'Organisation des Nations unies (ONU) dévoilait un rapport dans lequel elle sonnait l'alarme quant à un possible « processus de purification ethnique » en RDC, après que des massacres répétés eurent fait plus de 500 victimes en l'espace d'un an, selon ses estimations.

Des violences exacerbées par l'assassinat, en août 2016, d'un important chef tribal qui avait ouvertement défié le gouvernement du président congolais, Joseph Kabila.

En octobre 2010, l'ONU publiait un rapport dans lequel elle qualifiait de « génocide » les exactions commises en RDC entre 1993 et 2003 à l'endroit des réfugiés et de la population hutus.

M. Kandele ne s'en remet toutefois pas uniquement à la communauté internationale pour la résolution de ce conflit. Selon lui, les Congolais ont aussi leur rôle à jouer.

Nous devons être des acteurs plutôt que des spectateurs. On doit agir.

Hughes Kandele

Quant au départ de Robert Mugabe, l'ancien président du Zimbabwe, Hughes Kandele ne cache pas sa joie.

« C'est une bonne expérience politique. Pour moi, c'est une décision à encourager. Ça m'a marqué et ça l'a marquée, la population du Zimbabwe. »

Emmerson Mnangagwa en habits présidentielsLe nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, lors de son assermentation. Photo : Reuters / Philimon Bulawayo

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