•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Campagne de sociofinancement pour le bar Le Magog de Sherbrooke

Le bâtiment abritait les bars Le Magog et L'otre Zone, entre autres.

Le bâtiment abritait les bars Le Magog et L'otre Zone, entre autres.

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

Une campagne de sociofinancement a été lancée à Sherbrooke pour faire renaître de ses cendres le bar Le Magog, détruit par l'incendie qui a ravagé un immeuble de la rue Dufferin, le 20 décembre dernier.

C’est l’un de ses fidèles ex-clients et artiste de la scène hip-hop qui a eu l’idée. Pour lui, le bar Le Magog est une institution dans le monde de la musique à Sherbrooke.

« Moi c’est le hip-hop, mais il y avait beaucoup de shows punk également, des shows d’humour. Il y avait beaucoup de variétés. Ça a dû atteindre beaucoup de monde comme moi », explique François Bourgeois.

Son objectif est d’amasser 25 000 $ via la plateforme One Dollar Gift.

« On sait que les propriétaires étaient quand même assurés. C’est sûr qu’ils vont avoir de l’argent, mais on sait aussi que les assurances ne paient pas toujours tout en totalité », poursuit-il.

Je sais que cet argent-là va être investi dans l’équipement de son pour la scène, en partie.

François Bourgeois, artiste
François Bourgeois a lancé une campagne de sociofinancement pour aider le bar Le Magog à renaître de ses cendres. On l'aperçoit ici devant les ruines de l'immeuble de la rue Dufferin qui l'abritait.

François Bourgeois a lancé une campagne de sociofinancement pour aider le bar Le Magog à renaître de ses cendres.

Photo : Radio-Canada

Deux incendies en deux ans

Ce n’est pas la première fois qu’une salle de spectacle indépendante est détruite à Sherbrooke. En 2015, le feu a ravagé La Petite boîte noire, gérée par un organisme sans but lucratif.

« Tout coup de pouce pour aider une salle de spectacle indépendante à Sherbrooke est essentiel », estime Julien Collin, membre du conseil d’administration.

Pour moi, c’est un désastre.

Julien Collin, membre du c.a. de La Petite boîte noire

La Petite boîte noire avait elle-même bénéficié d’une campagne de sociofinancement pour se remettre sur pied. Une vague de solidarité que Julien Collin espère revoir pour le bar Le Magog.

« Des salles de spectacle indépendantes, […] il n’y en a presque plus au Québec. La Petite boîte noire, même si elle fonctionne de façon complètement différente du bar Le Magog, il faut comprendre qu’on se tient serré… On a chacun notre vocation et ce n’est pas du tout plaisant à voir. Ça veut juste dire que la scène va potentiellement s'essouffler à la longue », craint-il.

Il a été impossible de rejoindre les propriétaires du bar Le Magog vendredi.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

Estrie

Musique