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Présidentielle russe : la Cour suprême confirme l'inéligibilité de l'opposant Navalny

Un juge et des participants à une audience de la Cour suprême russe.

Le juge Nikolaï Romanenkov, de la Cour suprême russe, a confirmé l'interdiction, pour Alexeï Navalny, de se présenter à la présidentielle de 2018.

Photo : Reuters / Sergei Karpukhin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La plus haute cour de Russie a confirmé samedi la décision des responsables électoraux d'interdire au chef de l'opposition Alexeï Navalny de participer à l'élection présidentielle prévue en mars prochain.

La Cour suprême a ainsi rejeté l'appel de M. Navalny déposé en réaction à la décision de la Commission électorale centrale. Dans son jugement, le tribunal estime que la décision de première instance est bel et bien conforme à la loi.

Le président russe Vladimir Poutine, dont le taux d'approbation avoisine les 80 %, devrait facilement obtenir un quatrième mandat à la tête du pays lors du scrutin du 18 mars.

M. Navalny a fait campagne pour la présidence depuis le début de l'année, malgré une interdiction claire contre sa mise en candidature en raison d'une condamnation pour fraude considérée par certains comme ayant des motivations politiques.

Les responsables électoraux l'ont officiellement empêché lundi d'inscrire son nom sur les bulletins de vote.

M. Navalny a répliqué à cette interdiction en appelant au boycottage du vote. Le Kremlin a fait savoir que les autorités allaient chercher à savoir si un tel appel était légal.

Le leader de l'opposition a d'ailleurs réitéré son désir d'une « grève des électeurs » après la décision rendue samedi.

« Nous ne reconnaissons pas les élections sans compétition. »

— Une citation de  L'opposant Alexeï Navalny

« Nous allons faire appel de cette décision de la Cour suprême. Nous allons porter plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme », a de son côté indiqué l'avocat de l'opposant, Ivan Jdanov, rapporte l'agence Interfax.

Du côté de l'Union européenne, on a dénoncé le rejet de la candidature de Navalny en parlant d'un « sérieux doute sur le pluralisme politique en Russie et la perspective d'élections démocratiques l'année prochaine ».

Autres candidats en lice

Plusieurs autres candidats ont annoncé qu'ils se présenteraient. On retrouve des vétérans de la précédente campagne électorale – l'ultranationaliste Vladimir Zhirinovsky et le libéral Grigory Yavlinsky –ainsi que le candidat communiste Pavel Grudinin et la vedette de la télévision Ksenia Sobtchak.

Si aucun d'entre eux ne représente un risque important pour M. Poutine, le Kremlin craint l'apathie des électeurs et cherche à accroître la participation pour que la victoire du président sortant soit aussi impressionnante que possible.

L'implication de Mme Sobtchak, 36 ans, fille du défunt maire de Saint-Pétersbourg qui était le patron de Poutine dans les années 1990, pourrait susciter davantage d'intérêt de la part du public.

Si Mme Sobchak a nié toute collaboration avec le Kremlin, sa participation pourrait attirer certains des partisans de M. Navalny et aider à faire augmenter le taux de participation.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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