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De nouvelles manifestations contre le chômage et l'inflation en Iran

Le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies

Le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies

Photo : Reuters / Stephanie Keith

Radio-Canada

Au lendemain de l'arrestation de 50 manifestants à Machhad, deuxième ville du pays, de nouvelles manifestations contre le chômage et l'inflation ont eu lieu vendredi en Iran.

Le premier vice-président iranien, Eshaq Jahangiri, a accusé des opposants au gouvernement d'être derrière ces mouvements de protestations. « Certains incidents survenus dans le pays [ont eu lieu] sous le prétexte de problèmes économiques, mais il semble qu'il y ait autre chose derrière eux », a soutenu M. Jahangiri, cité par la télévision d'État Irib.

« Je suis certain que cela va se retourner contre eux », a-t-il assuré.

Le vice-gouverneur de la province de Téhéran, Mohsen Hamedani, a indiqué que « moins de 50 personnes » s’étaient rassemblées sur des places publiques vendredi et certaines d’entre elles ont été arrêtées pour avoir refusé d’obéir aux directives des forces de l’ordre, selon le journal Etamad.

Le vice-gouverneur a avancé que les manifestants étaient « sous l'influence de la propagande » et qu’ils « ignoraient que la majorité de ces appels à manifester proviennent de l'étranger ».

Washington condamne les arrestations

Les États-Unis ont « fermement » condamné vendredi la vague d'arrestations. « Les dirigeants iraniens ont transformé un pays prospère doté d'une histoire et d'une culture riches en un État voyou à la dérive, qui exporte principalement la violence, le bain de sang et le chaos », a tancé dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

« Nous exhortons tous les pays à soutenir publiquement le peuple iranien et ses demandes pour des droits élémentaires et la fin de la corruption », a ajouté Mme Nauert.

Le 14 juin dernier, rappelle le communiqué du ministère américain des Affaires étrangères, le secrétaire d'État Rex Tillerson avait affirmé devant le Congrès que Washington soutenait « les éléments en Iran qui mèneraient vers une transition pacifique de gouvernement ». Et « ces éléments sont là », avait-il insisté.

Opposition au président Rohani

Des centaines de protestataires ont pris la rue jeudi à Machhad, dans le nord-est de l’Iran. Ils ont scandé des slogans dénonçant l’incapacité du gouvernement du président Hassan Rohani à résoudre les problèmes économiques du pays.

Le chef du tribunal révolutionnaire de Machhad, Hossein Heidari, a indiqué que 52 personnes avaient été arrêtées dans la foulée de ces manifestations. Elles ont été arrêtées pour avoir scandé des « slogans sévères », a poursuivi M. Heidari.

Rappelant le droit du peuple à manifester, il a mis les protestataires en garde contre les dérapages. « Mort à Rohani » et « Pas Gaza, pas le Liban, ma vie en Iran » ont scandé les manifestants pour dénoncer les engagements régionaux de l’Iran.

Léthargique en raison des sanctions internationales du passé et d’une mauvaise gestion gouvernementale, l’économie a été au cœur des campagnes présidentielles de M. Rohani qui a été réélu pour un second mandat en mai dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse

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