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Une société secrète, des herbes folles et un nouveau gin à Percé

Un équipement et des lieux presque hors du temps pour la Société secrète

Un équipement et des lieux presque hors du temps pour la Société secrète

Photo : Société secrète

Radio-Canada

Déjà que le nom de l'entreprise, la Société secrète, fait lever les sourcils, le nom du gin, Les herbes folles, ouvre toutes grandes les portes de l'imagination. Il ne s'agit pas de science-fiction, mais de l'histoire bien réelle de quatre entrepreneurs qui ont aménagé une microdistillerie dans l'ancienne église anglicane Saint-James de Cap-d'Espoir à Percé.

Un texte de Brigitte Dubé

L’été dernier, Mathieu Fleury, Amélie-Kim Boulianne, Michael Coté et Geneviève Blais ont restauré ce bâtiment patrimonial qui leur a inspiré le nom et l’image de leur entreprise.

« On travaille avec des levures et des plantes. On transforme la matière. La distillation, c’est un peu la séparation des éléments. On aime ça s’imaginer comme des alchimistes dans une ancienne église. On voulait développer une image de marque qui dégage une certaine aura de mystère. », explique Mathieu Fleury.

Le logo de l'entreprise

Le logo de l'entreprise

Photo : Société secrète


Maintenant bien installés, ils se relaient pour travailler sept jours sur sept, même pendant le temps des Fêtes. Ils espèrent pouvoir lancer leur gin dans deux ou trois mois.

Leur but premier est de produire 5 000 bouteilles pour répondre à la demande de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour leur première livraison. Leur objectif à plus long terme est de produire 25 000 à 35 000 bouteilles par année.

Mathieu Fleury, explique que la rigueur de leur procédé va leur permettre de proposer un gin du terroir québécois.

L'église de Cap-d'Espoir sous les aurores boréales

L'église de Cap-d'Espoir sous les aurores boréales

Photo : courtoisie Fred Péron

À la base : des grains d’orge et de blé provenant de fermes québécoises. « On parfume avec plusieurs aromates gaspésiens, dont bien sûr la baie de genévrier, pour en arriver à une complexité du goût », précise-t-il.

Chacun des aromates qui vont entrer dans la composition de notre gin, il faut qu’on soit capables d’aller les chercher à 45 minutes de marche et moins.

Mathieu Fleury, distillateur

« Ce sont donc des herbes qui viennent de la forêt et des plantes qui poussent en bord de mer. Par exemple, il y a des épilobes, ces fleurs mauves en grappes qui remplissent les champs en août, du carvi sauvage, de la racine d’angélique, du mélilot et de la vanille des champs. »

Une abeille pollinise un épilobe.

La Côte-Nord manque de plantes sauvages fleurissant avant ou après le bleuet, comme cet épilobe.

Photo : Radio-Canada

Souvent on ne voit pas ces plantes-là parce qu’on ne s’y intéresse pas. C’est toute la richesse naturelle qui nous entoure.

Mathieu Fleury, distillateur

Par ailleurs, les producteurs québécois espèrent obtenir l’autorisation de vendre leurs produits sur place. Ils sont en pourparlers avec le gouvernement.

Les associés de Cap-d’Espoir aimeraient quant à eux pouvoir vendre directement à la distillerie.

Ce serait idéal de pouvoir vendre sur place aux touristes qui souhaitent ramener l’essence de notre région mise en flacon!

Mathieu Fleury, distillateur

L’église est située sur la 132 donc facilement accessible aux visiteurs. Mathieu Fleury mentionne que l’intérêt est déjà palpable. L’été dernier, raconte-t-il, alors les associés étaient dans les travaux de restauration par-dessus la tête, six à sept voitures arrêtaient chaque jour et demandaient d’acheter le gin.

La Société secrète caresse aussi le rêve d’élaborer une absinthe, un autre élixir lui aussi enrobé d’un voile de mystère.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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