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Pénurie de médecins : comme tenter d'« écraser un ballon », dit le premier ministre

Photo de Stephen McNeil.

Stephen McNeil accorde à La Presse canadienne son entrevue de fin d’année, le 20 décembre 2017 à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

S'efforcer de remédier à la pénurie de médecins en Nouvelle-Écosse est comme essayer d'« écraser un ballon » gonflé, estime le premier ministre Stephen McNeil.

« Quelque chose dépasse dans une direction, et quand vous réglez ça, quelque chose surgit ailleurs », a-t-il expliqué dans une entrevue de fin d’année accordée à La Presse canadienne.

Plus de quatre ans après s’être fait élire pour la première fois en promettant « un médecin pour chaque Néo-Écossais », le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, qui a amorcé son deuxième mandat il y a 7 mois, croit néanmoins que du progrès a été fait.

« Digby avait un problème chronique [de pénurie de médecins], nous nous en sommes occupés. »

La Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a recruté 92 médecins depuis avril 2017, mais 60 postes sont toujours à pourvoir dans la province, notamment à cause des départs à la retraite.

Dans la province, ce sont plus de 42 000 personnes qui sont inscrites sur une liste d’attente pour avoir un médecin de famille. Les statistiques fédérales, qui tiennent compte des personnes sans médecin de famille, mais ne faisant pas de démarches pour en trouver, estiment plutôt que 100 000 Néo-Écossais en auraient besoin d’un.

« Nous n'avons pas fait un bon travail »

Le premier ministre McNeil croit que les gouvernements récents, incluant le sien, ont été lents à implanter des soins de première ligne reposant sur une approche collaborative, où des équipes composées de médecins et d’infirmiers praticiens servent pour le patient de point d’entrée dans le réseau public de santé.

Stephen McNeil assis sur une chaise devant deux tableaux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stephen McNeil lors de son entrevue de fin d'année avec La Presse canadienne, le 20 décembre 2017 à la Législature de Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

En ce qui concerne l’infrastructure qui doit être en place dans le réseau, « nous n’avons pas fait un bon travail », reconnaît M. McNeil. « Nous savons où se trouvent les besoins criants, et où nous devons continuer à les régler. »

Le premier ministre libéral considère le recrutement des médecins comme l’une des priorités de son gouvernement. Il assure que des efforts sont faits pour mieux prévoir les pénuries, et que la province essaie de recruter des médecins à l’extérieur du pays, par exemple au Royaume-Uni.

Son gouvernement, dit-il, travaille aussi avec Ottawa dans l’espoir de recevoir en Nouvelle-Écosse un nombre accru de médecins issus de l’immigration.

Le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse, Michael Pickup.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse, Michael Pickup.

Photo : Radio-Canada / CBC

Le premier ministre McNeil a été piqué au vif par les récentes critiques formulées par le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse, Michael Pickup, qui accusait le mois dernier la régie et le ministère de la Santé de mal communiquer leurs plans pour améliorer l'accès aux soins primaires.

« S’il veut élaborer des politiques publiques, il y a 51 circonscriptions où il peut poser sa candidature », a lancé M. McNeil à M. Pickup.

Le premier ministre considère cet accès de colère comme le moment où il a été le moins fier de lui en 2017, mais remarque qu’une solution aux pénuries est plus complexe que le simple défi de l’expliquer.

Relations de travail

Dans le dossier des relations de travail, M. McNeil ne se risque pas à une prédiction sur l’allure que prendront les négociations en 2018.

Il se dit satisfait de la décision rendue au début décembre par un arbitre, qui a accordé aux fonctionnaires du secteur public de Nouvelle-Écosse des augmentations salariales de 7 % sur 6 ans, dont 4 % dans les deux années supplémentaires ajoutées à leur convention collective.

M. McNeil estime qu’il s’agit d’une approche raisonnable qui établit un modèle pour les négociations à venir.

Avec les informations de La Presse canadienne

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