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Des constructeurs s'inquiètent de l'entrée en vigueur de la loi zéro émission

Une voiture électrique branchée dans un stationnement.

En vertu de la nouvelle loi, les constructeurs seront responsables de l'atteinte des cibles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La nouvelle loi visant à augmenter le nombre de véhicules électriques entrera en vigueur le 9 janvier, et certains constructeurs automobiles trouvent que Québec serre trop la vis.

La loi 104 du gouvernement du Québec, aussi appelée « loi zéro émission », obligera les manufacturiers à respecter des quotas de vente de véhicules électriques, sans quoi ils devront acheter des crédits au gouvernement.

Cette loi inquiète Constructeurs mondiaux d'automobiles du Canada, qui représente une quinzaine de fabricants, dont Mercedes, Subaru et Mazda. Son porte-parole, David Adams, estime que ce seront les consommateurs qui en feront les frais.

« Ce sera difficile de se conformer à la loi », croit-il. Il ajoute que la réglementation sera désormais plus sévère au Québec qu’en Californie.

Des politiques disparates

Le porte-parole de l'Association des véhicules électriques du Québec, Martin Archambault, déplore quant à lui que le Canada soit le seul pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui n’a pas de politique favorisant l’achat de véhicules électriques.

Il déplore par ailleurs qu'Ottawa n'offre ni rabais à l’achat ni incitatifs pour les clients. Seules quelques provinces le font.

Subventions à l'achat d'un véhicule électrique:
Colombie-Britannique: 5000$
Ontario: 3000$ à 13 000$
Québec: 3000$ à 8000$.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les incitatifs à l'achat d'un véhicule électrique diffèrent d'une province à l'autre.

Photo : Radio-Canada

Ottawa a promis qu’un plan pour les voitures électriques serait annoncé en 2018.

Entre-temps, le Canada fait piètre figure à l’échelle internationale. Les ventes de voitures électriques ne dépassaient pas 1 % en 2016, loin derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne ou la Chine. En Norvège, où l’achat de véhicules à essence est surtaxé, près de 30 % du parc automobile est électrique.

Avec les informations d’Émilie Dubreuil et de Fannie Bussières McNicoll

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