•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

2017 : année occupée aux frontières du Manitoba et des États-Unis

Une affiche près du poste frontalier d'Emerson au Manitoba.
De nombreux réfugiés ont traversé la frontière canado-américaine à pied pour entrer au Manitoba en 2017. Photo: CBC
Radio-Canada

Les agents de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) du point d'entrée d'Emerson au Manitoba ont traité un nombre record de demandeurs d'asile en 2017.

De janvier à novembre 2017, les cas de 1315 demandeurs d’asile au Manitoba ont été traités par le personnel de l’ASFC et ceux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Par comparaison, 2655 cas avaient été traités par les deux agences fédérales entre janvier 2011 et novembre 2017.

En provenance des États-Unis

De nombreuses personnes ont tenté de trouver refuge au pays dans les premiers mois de 2017, notamment en raison des règles d’immigration qui devaient être resserrées aux États-Unis par l’administration de Donald Trump. Plusieurs immigrants étaient originaires de pays africains tels que la Somalie ou le Ghana.

Plusieurs demandeurs d'asile somaliens traversent au Canada en provenance des États-Unis tôt dimanche matin en marchant sur les voies ferrées dans la ville d'Emerson, au Manitoba.Ces demandeurs d'asile en provenance des États-Unis marchaient sur les voies ferrées pour entrer au Canada, à Emerson au Manitoba, au début de 2017. (John Woods / La Presse Canadienne) Photo : La Presse canadienne / (John Woods / La Presse Canadienne)

Ainsi, dès le 6 février, 22 réfugiés étaient entrés au pays en traversant la frontière près d’Emerson. Quelques jours plus tard, le 11 février, la ville d’Emerson indiquait être venue en aide à 21 réfugiés entrés au pays ce jour-là. L’ASFC soulignait que plus d’une vingtaine de demandeurs d’asile avaient franchi la frontière à Emerson le dimanche 19 février seulement, dont une femme avec un bébé.

En mai, la découverte, au Minnesota, du corps d’une Ghanéenne à moins d'un kilomètre du Manitoba avait semé la consternation. La femme de 57 ans, Mavis Otuteye, est probablement morte d’hypothermie en tentant de traverser illégalement la frontière.

Québec premier, Manitoba second

Le Manitoba est la deuxième province, après le Québec, pour ce qui est du nombre d'arrestations effectuées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les agents de la GRC ont ainsi intercepté 969 personnes ayant tenté de franchir la frontière en dehors des points d’entrée au Manitoba, de janvier à novembre 2017. Au Québec, on dénombrait 16 920 arrestations pour la même période.

Au Manitoba, les mois de février, mars, avril et mai ont été les plus chargés pour la GRC, avec respectivement 142, 170, 146 et 106 interceptions.

Le nombre de personnes appréhendées par la GRC entre les points d’entrée ne reflète pas les autres clandestins entrés illégalement au Canada, dont les demandes d’asile sont alors comptabilisées par l’ASFC et IRCC.

Selon l’ASFC, « toutes ces personnes [entrées au Manitoba par le poste d’Emerson] ont fait l’objet d’un traitement efficace dans un environnement sécuritaire, contrôlé et respectueux. Le cas des personnes jugées admissibles sera entendu par la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada », instance qui décide d’accorder ou non le statut de réfugié.

Rénovations au poste-frontière

Par ailleurs, l'Agence des services frontaliers du Canada souligne qu’une peine de prison a été imposée par un tribunal provincial dans un cas de trafic de pornographie juvénile au Manitoba. L’homme avait tenté d’importer en contrebande des images numériques et des vidéos de pornographie juvénile par le point d'entrée d'Emerson, le 27 mai 2017. Il a été condamné à purger une peine d’emprisonnement de 20 mois par un tribunal provincial, le 28 août dernier.

Enfin, les personnes qui se rendront au point d’entrée d’Emerson l’été prochain y seront accueillies dans des infrastructures modernisées permettant de traiter plus de voyageurs et de biens, et de réduire les temps d’attente, tant du côté des marchandises commerciales, des autobus que des particuliers.

Nouveaux arrivants

Société