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Un attentat fait au moins 41 morts en Afghanistan

Un homme désemparé est transporté à la suite d'un attentat-suicide à Kaboul, jeudi.

Un homme désemparé est transporté à la suite d'un attentat-suicide à Kaboul, jeudi.

Photo : Associated Press / Rahmat Gul

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 41 personnes ont été tuées et plus de 84 autres ont été blessées lors d'un attentat-suicide commis dans un centre culturel chiite de Kaboul, en Afghanistan, rapportent les autorités. Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l'attentat.

Selon les autorités, un nombre inconnu de kamikazes a déclenché une explosion à l’extérieur du centre avant de l’attaquer.

La majorité des victimes sont des hommes. Le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh a révélé que quatre femmes et deux enfants faisaient partie des 41 morts. Huit femmes, dont la plupart souffrent de brûlures, sont également au nombre des 84 blessés.

« Nous étions dans le hall, au second rang, quand l'explosion s'est produite derrière nous. [...] Après cela, il y a eu du feu et de la fumée dans la salle », a raconté Mohammad Hasan Rezayee, un étudiant lui-même brûlé au visage et aux mains. « C'était le chaos. Tout le monde hurlait et pleurait. Les gens étaient paniqués. Les gens demandaient de l'aide », a-t-il poursuivi.

« L'assaillant s'est fait exploser durant un rassemblement au centre culturel Tabayan, faisant de nombreuses victimes », a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi. La cérémonie se tenait « à l'occasion du 38e anniversaire de l'invasion soviétique », a-t-il précisé. Les troupes de l’ex-Union soviétique ont envahi l'Afghanistan en 1979.

« Le centre [visé] reçoit un soutien de l'Iran et est l'un des principaux centres chiites à Kaboul », a déclaré le groupe armé État islamique dans un communiqué de son agence de propagande, Amaq.

L’attentat a aussi frappé un média opposé à l’EI, l’Afghan Voice Agency, qui occupait les mêmes locaux que le centre culturel.

Deux autres explosions ont suivi la première déflagration, sans toutefois faire de nouvelle victime.

« Les terroristes ont encore une fois commis des crimes contre l'humanité [...]. Leurs crimes sont impardonnables », a déclaré le président afghan, Ashraf Ghani, par voie de communiqué. Ce dernier affirme également que les terroristes « ont tué nos gens. Ils ont attaqué nos mosquées, nos places saintes et maintenant nos centres culturels. »

Une commission enquêtera sur « de possibles négligences de policiers » qui « ont pu permettre aux terroristes d'attaquer le centre », a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish lors d'un point de presse.

L’attentat est le plus sanglant depuis l’attaque d’une mosquée chiite, en octobre dernier, qui avait fait 56 morts et 55 blessés. Ce dernier attentat avait aussi été revendiqué par l’EI. Il est également le dernier d’une série d’attaques qui font de la capitale, Kaboul, l'un des endroits les plus dangereux du pays. Un camion piégé a tué 150 personnes en plus d’en blesser quelque 400 autres le 31 mai dernier.

Outre l’EI, qui multiplie les attaques en Afghanistan, les talibans ont quant à eux accru leur harcèlement des forces de sécurité.

« Personne ne peut plausiblement prétendre que Kaboul est sécurisée », a commenté Amnistie internationale. « Les gouvernements européens qui insistent sur cette fiction dangereuse en forçant des Afghans à rentrer chez eux mettent leur vie en danger. »

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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