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Trois villes américaines poursuivent le Pentagone

Des policiers montent la garde à l'extérieur de l'église de Sutherland Springs où a eu lieu la pire tuerie de masse de l'histoire du Texas.

Photo : Reuters / Rick Wilking

Radio-Canada

Trois villes américaines, San Francisco, New York et Philadelphie, intentent une poursuite en Cour fédérale contre le département de la Défense.

Elles lui reprochent d'avoir négligé de signaler au FBI l'identité de militaires condamnés pour crimes au sein de l'armée.

L'absence de signalement a ensuite permis à certains de ces individus de se procurer des armes à feu, avec lesquelles des innocents ont été assassinés, comme lors de la fusillade survenue le mois dernier dans une église baptiste de Sutherland Springs. Le Pentagone avait omis de communiquer au FBI une information cruciale sur le tireur, un cas loin d'être isolé.

En novembre dernier, Devin Kelley a ouvert le feu au beau milieu d'un service religieux dans une église baptiste du Texas, tuant 26 personnes. L'ancien militaire avait pourtant été condamné en Cour martiale pour agression armée.

Le Pentagone aurait dû transmettre l'information au FBI afin que celui-ci soit ajouté au Registre des antécédents criminels, que consultent les vendeurs d'armes à feu, mais le département de la Défense a négligé de le faire.

« Il est très troublant qu'il ait fallu attendre une telle tragédie pour constater que le département de la Défense ne fait pas son travail », dit le procureur de la Ville de San Francisco.

Un « échec »

Les villes de San Francisco, New York et Philadelphie veulent forcer le Pentagnone à rendre des comptes sur la manière dont il s'acquitte de cette obligation, devant un juge fédéral. Car le problème est, selon elles, récurrent.

« Le Pentagone n'a pas pris ses obligations au sérieux », déplore l'inspecteur général par intérim du département américain de la Défense, Glenn Fine.

Selon lui, quelque 2500 signalements auraient dû être effectués en 2015 et en 2016, mais 24 % des cas n'ont jamais été rapportés, et le problème persiste depuis vingt ans.

« L'échec du département de la Défense est sidérant », tranche pour sa part le sénateur du Connecticut, le démocrate Richard Blumenthal.

Le Pentagone n'a pas voulu commenter la poursuite. Son porte-parole affirme que le département prend ses obligations au sérieux et qu'il revoit constamment ses processus internes afin d'en augmenter l'efficacité.

Avec les informations d'Hugo Lavallée

Avec les informations de Associated Press

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