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Traversiers dans les Maritimes : le statu quo serait maintenu jusqu'en 2020

Le traversier Fundy Rose

Le traversier Fundy Rose de Bay Ferries

Photo : CBC/Roger Cosman

Radio-Canada

Le nouveau modèle d'affaires annoncé par Ottawa pour trois services de traversier dans les Maritimes ne sera vraisemblablement pas en place avant encore deux ans.

Un texte de François Pierre Dufault

Transports Canada a décidé de renouveler pour une période de deux ans ses contrats d'exploitation avec les entreprises Bay Ferries et Northumberland Ferries, dont les navires assurent la liaison entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, et entre l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse, respectivement.

Le contrat de la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) des Îles-de-la-Madeleine, qui assure la liaison maritime avec l'Île-du-Prince-Édouard, est aussi renouvelé pour deux ans à compter du 1er avril 2018.

Le statu quo est donc maintenu jusqu'en 2020 afin d'assurer « plus de certitude » pendant la transition vers un nouveau modèle d'affaires, confirme Marc Roy, porte-parole du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Auparavant, les contrats d'exploitation étaient renouvelés annuellement.

Nouveau modèle d'affaires

En mai dernier, le ministre fédéral de l'Agriculture et député de l'Île-du-Prince-Édouard, Lawrence MacAulay, a annoncé en grande pompe, lors d'un point de presse, qu'Ottawa avait trouvé un moyen d'assurer « la stabilité » des services de traversier dans les Maritimes.

À l’heure actuelle, le fédéral est propriétaire des traversiers et les loue à la CTMA de même qu'à Bay Ferries et Northumberland Ferries.

En vertu du nouveau modèle d’affaires proposé, les exploitants seraient tous propriétaires de leurs traversiers ou loueraient les navires à d'autres entreprises. Ils seraient tenus de se procurer des navires âgés de 10 ans ou moins. Ils devraient aussi s’engager à offrir le service à long terme, voire pendant 20 ans.

Ottawa espère qu'avec une flotte plus récente et des ententes à plus long terme, les interruptions de service deviendront chose du passé.

En 2016, un des deux traversiers de Northumberland Ferries, le NM Holiday Island, a dû subir des réparations majeures en cale sèche pour la plus grande partie de la saison de navigation. Le NM Confederation a assuré seul la liaison entre l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse cet été-là, ce qui a occasionné des changements d'horaires et de nombreux retards.

Dans les bureaux de Bay Ferries et de Northumberland Ferries, le renouvellement des contrats d'exploitation pour deux ans est bien reçu. « Nous sommes reconnaissants pour cette annonce et heureux pour nos employés et les communautés qu'ils desservent », affirme Don Cormier, vice-président des opérations et de la gestion de la sécurité pour les deux entreprises, dans un échange de courriels avec Radio-Canada.

Du côté des Îles-de-la-Madeleine, les élus locaux, opposés au nouveau modèle d'affaires, entendent profiter du prolongement du statu quo jusqu'en 2020 pour continuer à revendiquer une exclusion pour la CTMA auprès d'Ottawa.

Questions sans réponses

Aux Îles-de-la-Madeleine comme à l'Île-du-Prince-Édouard, des élus déplorent que plusieurs questions demeurent sans réponse près de huit mois après l'annonce d'un nouveau modèle d'affaires. On ignore, par exemple, qui s'acquitterait de la facture de nouveaux navires.

C'est qu'en vertu des changements proposés, il faudrait remplacer la flotte de traversiers fédéraux des Maritimes au grand complet, y compris le plus récent d'entre eux, le NM Fundy Rose, qui assure pour Bay Ferries la liaison entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, et qui est âgé de 19 ans.

En mai dernier, le gouvernement fédéral avait fait connaître son intention de lancer des appels d'offres dès la fin de l'automne afin de sélectionner des exploitants capables d'offrir des services de traversier à long terme. Le processus d'appel d'offres a pris du retard, mais « le plan demeure le même », selon Marc Roy, du bureau du ministre Marc Garneau.

Dans son plus récent budget, Ottawa a promis une somme de 278 millions de dollars sur cinq ans pour subventionner l'exploitation des traversiers dans les Maritimes.

Nouveau-Brunswick

Transports