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La Côte-Nord apprécie le rétablissement du secteur minier en 2017

Des employés de la mine du lac Bloom applaudissent

Des employés de la mine du lac Bloom applaudissent à l'annonce de la relance

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Côte-Nord fait montre d'un optimisme prudent relativement au secteur minier pour l'année 2018. Le prix du fer à 66 % de pureté s'est stabilisé autour de 70 dollars américains la tonne sur le marché chinois d'importation après avoir commencé l'année à 80 dollars.

Un texte de Louis Garneau

Le marché du fer a évolué en dents de scie en 2017, a chuté jusqu'à 56 dollars la tonne, mais il a repris une partie du terrain perdu. L'implication gouvernementale confirme l'impression que le pire pourrait être derrière les producteurs installés dans la région.

Une chargeuse verse du minerai dans un camion
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Une chargeuse géante verse du minerai dans un camion surdimensionné

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le 15 novembre, à Fermont, Minerai de fer Québec, une filiale de Champion Iron Mines, annonçait la relance de la mine de fer du lac Bloom dès le printemps 2018.

La qualité du fer exploité en fera un produit recherché à travers le monde d'après les dirigeants.

La production de 7 millions de tonnes durant 20 ans devrait créer 400 emplois, en majorité pour des travailleurs effectuant du navettage (le fly-in fly-out).

Un signal important

Le démarrage, au coût de 350 millions de dollars, a reçu un coup de pouce de Québec, ce qui constitue un signal important selon l'analyste Serge Morin. « Le gouvernement continue dans la même direction. »

Serge Morin de la Financière Banque Nationale
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Serge Morin, premier vice-président, Financière Banque Nationale.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

« On a désenclavé la Pointe Noire, on veut redémarrer cette mine-là. Donc la bonne nouvelle, c'est que le gouvernement pousse et investit de l'argent dans notre région et croit, évidemment, au secteur des ressources naturelles. »

— Une citation de  Serge Morin, premier vice-président, Financière Banque Nationale

À Schefferville, Tata Steel augmentera la cadence. En conséquence, le port de Sept-Îles pourrait recevoir 30 millions de tonnes de produits en 2018, après en avoir manutentionné un total de 24 millions de tonnes cette année.

Convoi de minerai
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Un convoi de minerai

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les grandes minières Rio Tinto IOC et ArcelorMittal tourneront à plein rendement, mais il faudra que le prix se maintienne, selon Serge Morin.

« On espère évidemment que les prix vont se maintenir autour de ce niveau-là. Puis c'est un prix avec lequel les entreprises dans la région sont à l'aise de produire au niveau actuel. »

Du côté de Havre-Saint-Pierre, les difficultés semblent s'estomper pour le fer et le titane de Rio Tinto-QIT. Les employés ont travaillé 28 semaines en 2017 et la direction en prévoit davantage pour l'année qui commence.

Steeve Arsenault est président du syndicat des métallos pour les employés de Rio Tinto QIT, de Havre-Saint-Pierre
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Steeve Arsenault, président local du syndicat local métallos, pour les employés de Rio Tinto QIT à Havre-Saint-Pierre

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

« Tranquillement, le tonnage commence à se rétablir. Il y avait deux plans de prévus, un à 30 semaines et l'autre à 33 semaines. Nous autres, on va défendre celui à 33, ça commence tranquillement à être intéressant. »

— Une citation de  Steeve Arsenault, président métallos, Rio Tinto QIT à Havre-Saint-Pierre

Une diversification bienvenue à Baie-Comeau

Par ailleurs, Baie-Comeau s'apprête à voir surgir le projet de Mason Graphite, créateur de 50 emplois.

La direction prévoit cet hiver la construction d'une usine pour transformer le graphite du lac Guéret en silicium.

L'accès au parc industriel est acquis pour cet investissement totalisant 200 millions $, qui crée d'intéressantes occasions locales.

« L'entreprise incite fortement les ingénieurs et les gens qui travaillent avec elle à faire affaire localement, » selon Innovation et Développement Manicouagan.

Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard
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Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

« Il y a certaines entreprises dans le secteur de l'usinage, entre autres, qui travaillent étroitement, qui se préparent à d'importants contrats dans ce projet-là. »

— Une citation de  Guy Simard, directeur, développement industriel, ID Manicouagan

Comme les ressources naturelles évoluent en dents de scie, la région est condamnée à innover pour conserver sa place, estime Serge Morin. « Faut continuer, je crois, de se spécialiser à faire des produits de qualité supérieure et ainsi de suite. Parce que lorsqu'on parle de production de masse, ailleurs dans le monde les coûts sont plus bas. »

L'année 2018 devrait poursuivre sur la lancée de celle qui se termine pour la Côte-Nord, avec la dose d'optimisme nécessaire.

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