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Le Japon autorise le redémarrage de deux réacteurs nucléaires

La centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa.

Les réacteurs numéro un et deux de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, au Japon, en 2015.

Photo : EPA / KIMIMASA MAYAMA

Radio-Canada

Près de sept ans après la catastrophe de Fukushima-Daiichi au Japon, la société Tepco est autorisée par l'autorité japonaise de régulation nucléaire à redémarrer deux de ses réacteurs. Tepco obtient ainsi une première autorisation depuis l'accident de 2011 au terme de plusieurs semaines d'audiences publiques.

Dotés d’une capacité de 1356 mégawatts chacun, les réacteurs de Tepco autorisés à redémarrer sont situés dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dans la préfecture de Niigata, dans le nord-ouest du pays.

L’approbation obtenue par Tepco signifie que ses deux réacteurs respectent les nouvelles normes nationales de sécurité nucléaire qui ont été renforcées depuis la tragédie de 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. L’accident, le pire à survenir sur la planète depuis Tchernobyl en 1986, a été provoqué par un séisme sous-marin de magnitude 9.

Le séisme a provoqué la formation d’un tsunami. Une vague de 30 mètres a déferlé sur les côtes du Japon emportant tout sur son passage, dont la vie de 19 000 personnes. La vague s’est également infiltrée dans la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et a provoqué l’arrêt du système de refroidissement de la centrale. L’absence de refroidissement a entraîné la fusion du cœur de ses trois réacteurs.

Des rejets radioactifs se sont répandus dans l’air et dans l’eau, forçant l’évacuation de la population dans un rayon de 50 km.

Un doute politique

Le redémarrage de réacteurs à eau bouillante, du même type que ceux de Fukushima-Daiichi, est autorisé pour la première fois depuis 2011. Mais le redémarrage des réacteurs 6 et 7 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa devrait prendre encore plusieurs années, puisque Tepco doit encore obtenir l’aval des autorités locales.

Or, le gouverneur de la préfecture de Niigata, élu en 2016 pour un mandat de quatre ans, a des réserves sur le redémarrage de cette centrale nucléaire, la plus puissante du pays.

La production de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa avait été complètement arrêtée en 2007 à la suite d’un séisme. Le redémarrage de ses réacteurs a été retardé à la suite du renforcement des mesures de sécurité en 2011.

Présentement, seulement 5 réacteurs - sur 54 avant la catastrophe de Fukushima-Daiichi - sont en service au Japon. Les coûts reliés au renforcement des normes de sécurité entraîneront la mise au rancart de 14 réacteurs.

Avec les informations de Agence France-Presse

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