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Second tour de la présidentielle au Liberia avec George Weah

George Weah, chef du Congrès du changement démocratique, lors du second tour de la présidentielle, au Liberia.
George Weah, ancien joueur de soccer et candidat à la présidentielle pour le Congrès du changement démocratique, lors de son vote au deuxième tour de la présidentielle. Photo: Reuters / Thierry Gouegnon
Reuters

Les Libériens se sont rendus aux urnes mardi pour le second tour de l'élection présidentielle qui oppose le vice-président sortant, Joseph Boakai, à l'ancienne star du football international George Weah, donné pour favori.

Au premier tour, le 10 octobre, George Weah, récompensé par le Ballon d'or en 1995, a obtenu 38,4 % des suffrages exprimés, près de dix points d'avance sur Joseph Boakai, crédité de 28,8 % des suffrages.

Les deux candidats se sont engagés à lutter contre la pauvreté et la corruption dans un pays qui a mis des années à se remettre des ravages de deux guerres civiles entre 1989 et 2003.

Changement de régime

Ils briguent la succession d'Ellen Johnson Sirleaf, qui ne pouvait prétendre à un troisième mandat du fait des règles limitant l'exercice du pouvoir.

Première femme démocratiquement élue à la présidence d'un État africain, elle a été co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2011 pour sa contribution à la paix, au développement socio-économique et à la reconnaissance de la place des femmes.

Mais son dernier mandat a été obscurci par des accusations de corruption et par la crise sanitaire du virus Ebola qui a submergé les services de santé du pays.

Malversations présumées

La tenue du second tour a été différée de plus d'un mois à la suite d'accusations de fraudes électorales avancées par Joseph Boakai, portant les couleurs du Parti de l'unité, et par Charles Brumskine, le candidat du Parti de la liberté éliminé au premier tour. Ils ont été déboutés par la Cour suprême.

Les bureaux de vote ont ouvert à 8 h 00 et aucun incident d'importance n'a été signalé durant la journée.

Les observateurs internationaux ont fait état d'une organisation meilleure que lors du premier tour. La participation paraissait, en revanche, en recul.

« C'est un grand jour pour le Liberia, un grand jour pour la démocratie », a déclaré Joseph Boakai après avoir voté à Paynesville.

Le vice-président sortant, dit-on dans les milieux politiques, pourrait pâtir de sa participation au pouvoir pendant douze ans. À l'inverse, George Weah, devenu sénateur, se présente en nouveau venu.

« Mon objectif à présent, c'est de gagner », a déclaré l'ancien attaquant du PSG et du Milan AC dans son bureau de vote, également à Paynesville.

« À partir de là, nous nous réunirons autour d'un tableau avec mon équipe et nous mettrons en place un plan pour faire progresser notre pays. »

George Weah est extrêmement populaire au Liberia, en particulier auprès des jeunes des quartiers défavorisés. Mais son inexpérience politique et le flou qui entoure son programme inquiètent ses adversaires.

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