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Des services de soutien aux personnes avec le VIH ou le sida en danger

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Les employés de la Maison Plein Cœur organisent une campagne de financement pour pallier aux compressions fédérales.

Les employés de la Maison Plein Cœur organisent une campagne de financement pour pallier aux compressions fédérales.

Photo : Radio-Canada / Fannie Bussières McNicoll

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral met fin au financement de la Maison Plein Cœur, un organisme de Montréal qui offre des services à des personnes vivant avec le VIH ou le sida. Accompagnement psychologique, ateliers d'échange, soutien à la réinsertion : une partie des interventions menées depuis une vingtaine d'années sont menacées par ces compressions.

Un texte de Fannie Bussières McNicoll

Dès avril, la Maison Plein Cœur devra composer avec 100 000 $ de moins, ce qui représente 20 % de son budget total. Il s’agit d’une situation qui aura des conséquences concrètes pour des centaines d’usagers.

Ce n’est pas en sauvant sur des photocopies qu’on va pouvoir combler ce déficit-là. Il y a des risques d’impacts sur nos programmes, nos services, nos ressources humaines.

Chris Lau, directeur général de la Maison Plein Cœur

La Maison Plein Cœur a lancé au début de décembre une campagne de financement. L’objectif est d’aller chercher un budget d’appoint qui permettra de ne pas diminuer de manière trop draconienne les interventions effectuées tous les jours auprès de la clientèle.

La responsable du financement, Sarah Nambukarawasam, explique que la campagne « Maintenons le rythme » vise également à lutter contre les préjugés ou les mauvaises informations qui continuent à circuler au sujet du VIH et du sida.

Beaucoup de personnes pensent que c’est un problème qui est réglé. Et elles se rendent comptent, avec notre campagne, que ce n’est pas un sujet des années 1980 et 1990, que c’est toujours d’actualité.

Sarah Nambukarawasam, assistante au financement et aux communications

Un changement de priorité

Selon Chris Lau, l’Agence de la santé publique du Canada a décidé de cesser de financer son organisme parce que sa mission – octroyer des services de soutien aux personnes contaminées par le VIH – ne concorde plus avec les priorités du gouvernement fédéral.

« Ce qui nous a été dit, c’est qu’ils allaient prioriser davantage la prévention du VIH. Et le genre de services directs auprès des populations que nous donnons, ils croient que ça fait davantage partie du mandat des gouvernements provinciaux. »

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, vient d'ailleurs d'accorder un financement de 36 millions de dollars principalement à des projets de prévention du VIH, de l’hépatite C et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang. L'idée est d'atteindre l'objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d'éradiquer cette maladie d'ici 2030.

Bien que l’on commence à entrevoir la fin de l’épidémie, 2500 Canadiens reçoivent un diagnostic de séropositivité chaque année. Plus de 65 000 personnes vivent au quotidien avec cette maladie au pays. Plusieurs d’entre elles ont bien besoin des services offerts par la Maison Plein Cœur.

Nous avons l'avantage d'offrir un espace respectueux et sécuritaire pour permettre aux gens de s'arrêter, d'accepter leur diagnostic avant de pouvoir retourner à leur vie habituelle. Je pense que si certains de nos services sont coupés, ça va être ressenti par notre clientèle.

Pierre-Luc Chouinard, agent de projet à la Maison Plein Cœur

Aucun usager de la Maison Plein Cœur n’a accepté d’accorder une entrevue, à preuve que la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH ou le sida est encore bien présente.

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