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Israël veut empêcher l'apparition des bitcoins en Bourse

Une représentation visuelle du bitcoin

Une représentation visuelle du bitcoin

Photo : Getty Images / Dan Kitwood

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président de l'Autorité israélienne de régulation des marchés financiers (ISA) a annoncé lundi qu'il proposerait d'interdire de cotation à la Bourse de Tel-Aviv les entreprises basées sur le bitcoin et d'autres monnaies numériques.

Shmuel Hauser, le président de l'ISA, a ainsi déclaré devant les participants d'une conférence du milieu des affaires qu'il présenterait sa proposition la semaine prochaine. Si l'idée est approuvée, celle-ci ferait l'objet d'une audience publique, puis les lois de la Bourse de Tel-Aviv devraient être modifiées.

« Si nous sommes en présence d'une compagnie dont la principale activité porte sur les devises numériques, nous ne l'autoriserons pas. Si elle est déjà cotée, ses transactions seront suspendues », a-t-il indiqué.

La valeur du bitcoin a dégringolé de 30 % pour passer sous les 12 000 $ US l'unité, vendredi, alors que les investisseurs se débarrassaient de cette monnaie virtuelle après une forte hausse atteignant pratiquement les 20 000 $.

Les cours ont légèrement remonté après le plongeon pour terminer la journée à au-delà de 14 000 $ l'unité sur la plateforme Bitstamp, en recul de 9 % sur une journée.

« Nous avons l'impression que les prix du bitcoin réagissent à l'image d'une situation de bulle [financière], et nous ne voulons pas que les investisseurs soient soumis à cette volatilité et à cette incertitude », a ajouté M. Hauser.

« Il est important de donner le bon signal aux marchés... Les investisseurs doivent savoir où nous nous positionnons. »

M. Hauser n'a pas explicitement nommé d'entreprises qui seraient touchées par l'interdiction envisagée, mais au moins deux compagnies cotées à Tel-Aviv indiquent maintenant que les bitcoins, ou la technologie sur laquelle ceux-ci s'appuient, sont essentiels à leur fonctionnement : Blockchain Mining et Fantasy Network.

La valeur des actions de Blockchain, qui s'appelait jusqu'à dimanche Natural Resources, a bondi de 5000 % ces derniers mois après que l'entreprise eut annoncé qu'elle cesserait d'exploiter de l'or pour se lancer dans le minage des bitcoins.

Le cours de ces actions cédait 4,2 %, lundi.

Quant à Fantasy Network, anciennement spécialisée dans le domaine des jeux vidéo, elle a fait savoir ce mois-ci qu'elle envisageait de fonctionner à l'aide de la technologie des chaînes de blocs, soit le principe sur lequel s'appuient les cryptomonnaies. Le prix de ses actions a quadruplé, avant de reculer de 50 % ces deux dernières semaines.

Cadre réglementaire

Plus tôt ce mois-ci, M. Hauser avait fait savoir que les entreprises s'appuyant sur les bitcoins ne seraient intégrées aux index des compagnies cotées à la Bourse de Tel-Aviv, et qu'il était nécessaire de mettre au point un cadre réglementaire pour de tels instruments, en raison du fait que la valeur globale des cryptomonnaies était passée de 18 à 300 milliards de dollars en 2017.

La proposition d'encadrement sera probablement la dernière pour M. Hauser, qui quittera son poste le mois prochain après six ans et demi à la tête de l'ISA.

« Mais une fois l'initiative lancée, elle continuera de suivre son cours », a ajouté le principal intéressé.

Cette même initiative pourrait d'ailleurs être une mauvaise nouvelle pour l'entreprise québécoise Bitfarms, qui effectue les calculs mathématiques nécessaires à la création de nouveaux bitcoins, et qui vient tout juste de conclure un partenariat avec des investisseurs israéliens pour être cotée en Bourse à Tel-Aviv.

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