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300 km dans la toundra canadienne pour apporter des cadeaux de Noël

Des vehicules avancent dans la toundra, sous couverte de neige

Une flotte de véhicules spécialisés ont transporté des biens et des provisions à Churchill, dans le nord du Manitoba, grâce à une route de glace construite par des intervenants du domaine du transport. Il s'agit de la première livraison par voie terrestre depuis mai 2017.

Photo : Katie de Meulles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des dizaines de résidents de Churchill, dans le nord du Manitoba, ont acclamé l'arrivée d'une expédition de marchandises qui comprenait notamment leurs cadeaux de Noël. Il s'agit de la première cargaison de biens à arriver par voie terrestre dans la communauté depuis le mois de mai.

Une flotte de véhicules spécialement conçus pour se déplacer sur la neige a entamé mardi son parcours de 300 km, quittant la communauté de Gillam pour arriver à Churchill vers 15 h vendredi.

« C’était énorme! Je n’ai jamais vu autant de parfaits inconnus se prendre dans les bras », rigole Katie de Meulles, l’une des quelque 70 résidents de Churchill qui ont attendu dans un froid glacial pour accueillir et saluer le groupe de transporteurs.

Ils ont dévoilé un immense traîneau qui contenait de grands sacs remplis de jouets, et les enfants se sont rués vers eux. Et à ce moment-là, le soleil se couchait et c’était trop beau. C’était surréaliste, même.

Une citation de : Katie de Meulles, résidente de Churchill

Depuis le 20 octobre, des équipes de Polar Industries, compagnie spécialisée dans le transport de marchandises dans le Nord, l’entreprise de transport Churchill Remote Area Services ainsi que la Première Nation crie de Fox Lake ont passé de longues heures pour construire un sentier de glace vers la communauté isolée qui se trouve à 1000 km au nord de Winnipeg.

Un défi réussi

Le périple des équipes s’est fait dans des conditions glaciales, avec un facteur éolien de -40. « Ça a ouvert les yeux de bien d’entre nous qui n’avaient jamais fait une telle expérience », avoue le président de Polar Industries, Mark Kohaykewych.

[On a appris que] en un clin d’oeil, les choses peuvent très mal tourner dans la toundra.

Une citation de : Mark Kohaykewych, président de Polar Industries

Après une série de retards et d’ennuis sur les pistes de la plaine septentrionale, les transporteurs et leur cargaison de neuf tonnes ont joui d’une escorte pour la dernière étape de leur convoi : des agents de la Gendarmerie royale du Canada à motoneige.

M. Kohaykewych relate qu’il est fier de tout ce qu’ils ont accompli.

Des hommes posent pour une photo à côté d'une locomotive munie de chenillesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les membres de l'équipe de Polar Industries posent pour une photo dans la toundra, au coucher du soleil.

Photo : Mark Kohaykewych

« Je ne pense pas que nous nous sommes rendu compte encore de ce que nous venons de faire, dit-il. La plupart d’entre nous ressentent encore la montée d’adrénaline. »

Une communauté dorénavant moins isolée

Les équipes ont aidé de nombreuses personnes à Churchill, et ont apporté une gaieté et une légèreté qui manquaient cruellement à l’approche de Noël, affirme Mme de Meulles.

Une affiche qui dit « Merci d'avoir été une partie importante de notre histoire. Le soleil brille encore plus fort à Churchill aujourd'hui grâce à nos héros : Polar Industries, Remote Area Services, Première Nation crie de Fox Lake »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une affiche qui dit « Merci d'avoir été une partie importante de notre histoire. Le soleil brille encore plus fort à Churchill aujourd'hui grâce à nos héros : Polar Industries, Remote Area Services, Première Nation crie de Fox Lake » a accueilli les transporters à leur arrivée à Churchill, dans le nord du Manitoba.

Photo : Katie de Meulles

La communauté se trouve en otage depuis mai, quand d'importantes inondations ont détruit le seul mode de transport terrestre – une ligne de chemin de fer – qui menait à la ville située au bord de la baie d’Hudson.

Depuis, les prix des denrées alimentaires ont grimpé en flèche, et les entreprises ont dû licencier du personnel, car les marchandises et les matériaux habituellement expédiés par voie ferroviaire sont transportés par avion à un coût beaucoup plus élevé.

Le gouvernement fédéral et OmniTRAX, compagnie américaine propriétaire de la ligne ferroviaire et du port de Churchill, débattent toujours de qui devrait payer pour réparer la voie ferroviaire.

Selon des informations de Bryce Hoye, CBC News

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