•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dix anecdotes qui ont marqué l'histoire de Nez rouge

Dix anecdotes qui ont marqué l'histoire de Nez rouge

Dix anecdotes qui ont marqué l'histoire de Nez rouge

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les anecdotes du temps des Fêtes font partie de l'ADN d'Opération Nez rouge. Légendes urbaines, réalités légèrement amplifiées ou faits avérés? Difficile de trancher, puisque certaines histoires se sont déroulées il y a bien longtemps. Chose certaine, ces récits agrémentent les soirées des bénévoles d'année en année. Voici quelques anecdotes mémorables qui circulent entre les murs de la centrale de Nez rouge, à Québec.

Un texte d’Alain Rochefort


Qu'y-a-t-il dans le coffre ?

Qu'y-a-t-il dans le coffre? Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Qu'y-a-t-il dans le coffre?

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Des bénévoles se rendent dans un bar pour raccompagner un homme ivre. À leur arrivée, le client éméché est déjà endormi à l'intérieur de sa voiture. Devant son silence, les raccompagnateurs cherchent dans son portefeuille et trouvent son adresse civique.

Le cortège prend donc la route et arrive quelques minutes plus tard à la résidence de l'homme. Sortir ce dernier de la voiture s'avère une tâche particulièrement pénible. Chaque fois que les bénévoles cessent de le soutenir, le fêtard tombe par terre. Il est littéralement incapable de demeurer debout.

Les bénévoles transportent finalement le fêtard jusqu'à la porte principale de la résidence. Ils sonnent. Une femme répond : « Mais où est sa chaise roulante? »

Le précieux objet se trouvait en réalité dans le coffre de la voiture de l'homme handicapé. Un bon samaritain qui se trouvait au même bar l'avait raccompagné jusqu'à sa voiture en prenant soin de mettre sa chaise roulante dans le coffre. Il a toutefois omis d’aviser les raccompagnateurs de ce détail... plutôt important.

À noter que l'homme handicapé n'a subi aucune blessure dans cette mésaventure.


Comment dégivrer sa fenêtre sans grattoir ?

Comment dégivrer sans grattoir?Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maudit verglas!

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Un homme en état d'ébriété demande un service de raccompagnement à la Traverse de Lévis.

Ce soir-là, une pluie verglaçante tombe sur la région de Québec.

Une fois sur place, les bénévoles constatent qu'ils n'ont pas de grattoir pour dégivrer la fenêtre de la voiture du client. Lui non plus.

À court de solutions, le fêtard décide donc d'utiliser son dentier pour dégivrer la fenêtre glacée... devant des bénévoles stupéfaits.


Il n'a pas oublié son ex

Il n'a pas oublié son exAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il n'a pas oublié son ex

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Un homme en état d'ébriété avancé donne une adresse aux bénévoles pour son raccompagnement. Il laisse ainsi présager qu'on ira le reconduire à son domicile. Une fois sur place toutefois, les accompagnateurs l'aident à monter les escaliers et cognent à la porte.

Une femme leur ouvre. Elle est stupéfaite. « Non, non, vous ne me le ramenez pas ici, celui-là? Je l'ai laissé il y a 10 ans parce qu'il prenait un coup! ».

La femme a finalement accepté d'accommoder son ex-conjoint pour la nuit. Elle a toutefois promis que ce dernier « allait quitter très tôt le lendemain matin ».


Dur dur de ne pas s'endormir

Dur dur de ne pas s'endormirAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dur dur de ne pas s'endormir

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Léopold Lessard est l'un des bénévoles de la première heure chez Nez rouge. Un événement a toutefois contribué à ce qu'il cesse de faire du raccompagnement sur les routes.

« À 5 heures du matin, je pars faire un voyage vers Trois-Rivières. L'homme me demande si ça me ferait de quoi s'il mettait sa musique. Je commençais moi-même à m'endormir, donc j'ai accepté. Or, il me met du Lucien Hétu », raconte-t-il avec humour.

« Un gars qui joue de l'orgue sans arrêt à 5 heures du matin, disons que ça n'aide pas à rester réveiller. C'est la dernière fois que j'ai fait Nez rouge (sur la route) », avoue cet excellent raconteur d'histoires.

M. Lessard se consacre aujourd'hui à d'autres tâches tout aussi nobles.


Une p'tite balade hors de l'ordinaire ?

Une petite balade hors de l'ordinaireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une petite balade hors de l'ordinaire

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Une répartitrice reçoit un soir une demande un peu spéciale. Un homme qui se trouve dans un relais de motoneige soutient être en état d'ébriété. Le hic, c'est que des policiers se trouvent tout près de lui.

Or, le motoneigiste veut retourner à la maison. « Offrez-vous des services de raccompagnement en motoneige? Je peux même fournir le casque », précise-t-il.

Malheureusement pour lui, les assurances d’Opération Nez rouge ne couvrent pas les services de raccompagnement... en motoneige.

« L'homme s'est mis à m'engueuler parce qu'on ne pouvait pas aller le chercher. Il disait qu'à cause de nous, il allait se faire arrêter », rapporte la répartitrice.


Conducteur recherché

Conducteur recherchéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Conducteur recherché

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Un autre homme peut se targuer d’avoir eu plus de chance que le motoneigiste.

L'histoire se déroule au début des années 90 dans un petit village de la grande région de Québec.

La centrale de Nez rouge reçoit l'appel d'un individu qui a lui aussi une demande très spéciale.

« J'ai le camion de pompier ce soir, mais je me suis arrêté au bar prendre quelques verres. Est-ce que quelqu'un parmi vous possède un permis de conduire pour un véhicule d'urgence? ».

Le demandeur joue de chance ce soir-là ! Un répartiteur en poste possède justement un tel permis. Le bon samaritain s'est rendu sur place et a conduit le camion de pompier jusqu'à sa destination.


La chasse au trésor

La chasse aux trésorsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chasse aux trésors

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-roy

Un fêtard qui a pris quelques verres de trop s'endort pendant le trajet qui le ramène chez lui.

Avant son roupillon, le client éméché a pris soin de donner le nom de sa rue aux bénévoles. Il a cependant omis de divulguer le numéro civique de sa résidence.

Rien à faire pour le réveiller ! Une chasse au trésor s’ensuit à l'intérieur du véhicule pour tenter de dénicher l’information cruciale.

Un bénévole trouve finalement une télécommande. Visiblement, celle-ci sert à ouvrir un garage. Les raccompagnateurs décident alors de s'arrêter devant chaque résidence de la rue avec un garage et de vérifier s’il s’agit du bon endroit au moyen de la télécommande.

L'opération fut couronnée de succès ! Une personne, qui se trouvait dans la résidence où le garage s'est ouvert, a confirmé que l'homme résidait bel et bien à cet endroit.


La victime machiavélique

La victime machiavéliqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La victime machiavélique

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Un homme a recours aux services de Nez rouge après un match des Nordiques au Colisée de Québec.

Il indique que son véhicule se trouve loin dans le stationnement de l’édifice. Après plusieurs minutes de recherche, l'homme prétend que son véhicule ne s'y trouve plus. Sa voiture a été volée, jure-t-il.

L'infortuné amateur de hockey demande donc s'il peut embarquer dans le véhicule escorte. Devant son désarroi, les bénévoles acceptent sa demande.

Une fois à son domicile, l'homme passe finalement aux aveux. « Merci les gars, vous êtes moins cher que le taxi. Bonsoir. En passant, je n'ai pas de char », aurait-il lancé, fier de sa blague machiavélique.


Tout pour ne pas conduire

Tout pour ne pas conduireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tout pour ne pas conduire

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Une jeune femme de Donnacona réclame les services de Nez rouge. Après quelques minutes de discussion, un raccompagnateur lui lance :

- Me semble que tu n'as pas l'air saoule?

- Pas du tout, admet-elle. Je n'ai pas pris une seule goutte d'alcool.

- Mais pourquoi as-tu appelé Nez rouge alors?, demande le bénévole.

- C'est glissant, j'ai un beau char neuf et je viens tout juste d'avoir mon permis de conduire, répond-elle en toute franchise.


Un petit "boost" s'il vous plaît

Un petit "boost" s'il vous plaîtAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un petit "boost" s'il vous plaît

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Un homme demande les services de Nez rouge devant une brasserie de la rue Saint-Vallier, à Québec. Mais la voiture du requérant ne démarre pas.

« J'ai des câbles à booster dans le coffre, indique l'homme. Voulez-vous me booster? »

Les bénévoles acceptent. Une fois la tâche accomplie, l'homme dit: « Merci, les gars. Vos services ne sont plus requis. »

Et puis, il est parti. On ne l'a jamais revu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !