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Bilan de l'année 2017 : une année difficile pour le maire Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, présente un document d'étude de faisabilité sur le tramway SRB lors du conseil de ville en décembre 2017.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, présente un document d'étude de faisabilité sur le tramway SRB. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

L'échec du Service rapide par bus (SRB), l'absence de projet structurant pour la campagne électorale, le troisième lien : le dossier du transport à Québec a sans contredit été l'enjeu de 2017. Un dossier qui aura plus souvent qu'autrement embêté le maire de Québec.

Un analyse de Louise Boisvert

« La défaite du SRB a été une méchante volée », confiait le maire Régis Labeaume jeudi au moment de faire son bilan de l'année.

Régis Labeaume a trouvé les premiers mois de 2017 « durs ». Il s'est senti « trahi » par le retrait de Lévis du SRB.

Un abandon qui est venu faire dérailler tout son plan de communication pour lancer le projet à la veille de l'élection municipale.

Pour se relever de ça, on a fouillé dans nos poches pour trouver l'énergie qui restait et on a tout mis cela ensemble.

Régis Labeaume, maire de la Ville de Québec

Dans l'aventure, Régis Labeaume a perdu le contrôle du message dans les médias. Le SRB est devenu indéfendable.

Ce qu'il n'avait peut-être pas prévu à ce moment-là, c'est l'émergence d'une troisième voix dans le paysage politique. Le parti Québec 21 a vu le jour alors qu'il y avait sur la place publique une onde d'insatisfaction.

Le parti s'est cristallisé autour d'un discours qui reproche notamment au maire Labeaume des dépenses injustifiées et des comptes de taxes de commerçants trop élevés.

Le troisième lien

Québec 21 a tout misé sur le troisième lien à l'est, entre les villes de Québec et Lévis. Et ce, même si le dossier ne relève pas du gouvernement municipal et même si la première pelletée de terre ne se fera pas avant 10 ou 15 ans.

Régis Labeaume a sous-estimé l'intérêt des électeurs pour cet enjeu. Il a cru que les citoyens de l'est de la ville n'en voudraient pas en raison de l'ajout probable d'automobiles sur les principales autoroutes du secteur déjà saturées.

Les électeurs de Beauport semblent moins inquiets. Ils ont élu deux conseillers sur trois de Québec 21 dans l'arrondissement.

Statu quo à l'Hôtel de Ville

Québec 21 n'a pas réussi à insuffler un vent de changement le jour de l'élection. L'équipe de Jean-François Gosselin a délogé l'opposition officielle, certes, mais dans les faits, le maire a toujours les coudées franches à l'Hôtel de Ville.

« Gagner une élection dans les circonstances, c'est une grande satisfaction », reconnaît-il.

Régis Labeaume a obtenu le mandat fort qu'il espérait. Pas moins de 17 conseillers sur 21 portent les couleurs de son parti. Même avec 55 % d'appui, le plus faible en 10 ans, c'est un bilan enviable.

Enthousiaste et en bonne forme, le maire semble avoir retrouvé le sourire à l'aube de 2018. C'est peut-être la résurrection du tramway qui lui donne de ailes.

Démocratie Québec tient bon

La défaite d'Anne Guérette aux dernières élections et les résultats décevants auraient pu signer l'arrêt de mort du parti qu'elle a fondé. Démocratie Québec a perdu le siège de l'opposition officielle et sa chef, et même le président du parti, Denis L'Anglais, tire sa révérence ces jours-ci.

Ne reste plus qu'un seul élu, le conseiller Jean Rousseau. Même s'il se retrouve sans équipe, il a rapidement saisi la joute parlementaire.

La bonne nouvelle pour lui, c'est qu'il y a une relève. Le chef intérimaire du parti, Mbaï-Hadji Mbaïrewaye et d'anciens candidats défaits lors de l'élection veulent poursuivre la mission.

La tâche ne s'annonce pas facile, mais pour l'instant, ils y croient.

Québec

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