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Plus de services en français à Toronto en 2018?

Le maire de Toronto John Tory, lors d'un entretien avec Radio-Canada
Le maire de Toronto John Tory, lors d'un entretien avec Radio-Canada Photo: Radio-Canada

Le maire de Toronto, John Tory, veut accorder une plus grande place au français à l'hôtel de ville. Il propose de travailler en collaboration avec le comité consultatif francophone de Toronto pour identifier les priorités de la communauté en matière de services et améliorer la visibilité du français dans la métropole. Les propos du maire ont été recueillis lors d'un entretien de fin d'année.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

La Ville de Toronto n'est pas tenue d'offrir des services en français même si c'est une langue officielle du Canada.

Le maire John Tory croit toutefois que le temps est venu de se pencher sérieusement sur la question. Il veut connaître les besoins de la communauté francophone pour déterminer quels services lui offrir en français.

Une lettre envoyée récemment aux résidents sur le recyclage et traduite en quatre langues, sauf en français, a encore une fois mis en lumière la relation ambigüe de la Ville avec la langue française.

En 2016, le français avait aussi disparu du calendrier de la collecte des déchets - parce que tout comme la lettre sur le recyclage - ce n'était pas une des cinq premières langues parlées dans la métropole.

Ce sont des erreurs qui ne doivent plus se répéter, selon le maire John Tory.

Toronto est multilingue, mais nous n'avons que deux langues officielles au Canada et elles sont égales.

John Tory, maire de Toronto
John Tory répond aux questions de Lyne-Françoise Pelletier.John Tory répond aux questions de Lyne-Françoise Pelletier. Photo : Radio-Canada

Le maire Tory promet de faire mieux en 2018. « Ce sera notre principale priorité », ajoute-t-il.

La réputation de Toronto comme ville de dimension internationale, moteur économique du pays et capitale de la province de l'Ontario sont aussi des facteurs qui pèsent dans la balance.

Comité consultatif francophone

Le comité consultatif francophone de Toronto sera appelé à faire avancer ce dossier. Le maire compte sur ses membres pour identifier les priorités de la communauté et pour recueillir des suggestions afin d'améliorer la visibilité du français dans la métropole.

René C. Viau, vice-président du centre francophone de Toronto, est un des membres nouvellement nommés au comité. Il est déçu du travail accompli par le comité jusqu'à présent.

J'ai lu les procès-verbaux de réunions passées. Il n'y a pas grand-chose. C'est de l'air.

René C. Viau membre du comité consultatif francophone
René C. Viau, nouvellement nommé au comité consultatif francophone de Toronto, s'est donné comme mandat de faire avancer les dossiers importants de la communauté.

Il a l'intention de saisir l'occasion présentée par le maire pour proposer des changements.

« Les francophones ont la chance d'avoir une plateforme pour faire valoir leurs besoins, souligne M. Viau, il faut en profiter pour élaborer nos objectifs à court terme et ceux à moyen et à long terme sinon ce comité demeure une façade. »

Élections municipales

Mais le temps presse. Le comité consultatif francophone a moins d'un an pour agir et pour profiter de cette ouverture politique du maire de Toronto avant les élections municipales de 2018.

La ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, encourage tout un chacun à sensibiliser les élus municipaux.

Le maire Tory a quand même démontré une grande ouverture, très francophile, dans plusieurs dossiers.

Marie-France Lalonde, ministre des Affaires francophones.
La ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde à Queen's ParkLa ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde (archives) Photo : Radio-Canada

Le comité francophone a du pain sur la planche en 2018. Non seulement devra-t-il identifier et faire part des besoins de la communauté à la Ville de Toronto, mais il devra aussi s'assurer que les promesses du maire sont tenues.

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