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La CSDM vend des immeubles, les CPE locataires s'inquiètent

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) s'apprête à vendre plusieurs immeubles qui lui appartiennent. Elle a publié une liste de 12 immeubles, dont six hébergent un centre de la petite enfance (CPE) fréquentés par près de 500 jeunes enfants.

Un texte de Bernard Barbeau

Les commissaires ont entériné mercredi soir le lancement du processus de vente et demandent au gouvernement du Québec l’autorisation de vendre ces bâtiments. Ce processus pourrait prendre de deux à cinq ans, selon la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon. « C’est beaucoup d’étapes », affirme-t-elle en entrevue.

La CSDM souhaite s’en départir parce qu’ils ne répondent pas à ses besoins. Ils sont trop petits, vétustes ou situés à des endroits qui ne pas adéquats.

«  »

— Une citation de  Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM

Le porte-parole des six CPE concernés, Guy Arseneault, souligne qu’« une période d’incertitude commence pour plusieurs [CPE] ». Certaines garderies sont dans ces immeubles depuis des décennies. Toutefois, « il n’est pas question que des CPE se ramassent à la rue, ni demain matin, ni un peu plus à long terme », assure-t-il.

La CSDM ne veut en rien procéder à une « vente de feu », soutient Mme Harel-Bourdon. Elle souhaite vendre les édifices à leurs locataires actuels « pour qu'ils n’aient plus d'épée de Damoclès au-dessus de leur tête ».

Cependant, les règles budgétaires du ministère de la Famille ne permettent pas aux CPE de devenir propriétaires des bâtiments. « Donc, il faut aller en dérogation », note M. Arseneault.

«  »

— Une citation de  Guy Arseneault, porte-parole des CPE locataires des immeubles à vendre

« Est-ce que le gouvernement du Québec, par le ministère de la Famille, achèterait des bâtiments qu’il a déjà payés par le biais du ministère de l’Éducation? » se questionne-t-il. « Parce qu’on parle ici de bâtiments publics qui servent à des fins éducatives [...] C’est un gros casse-tête et il manque plusieurs morceaux. »

Outre des CPE, les 12 immeubles à vendre abritent des services de loisir ou de développement social de la Ville de Montréal. Et l’un d’eux est vacant.

Nouveaux besoins

La CSDM reprendra par ailleurs possession d’autres immeubles, car elle est aux prises avec une hausse inattendue du nombre d’élèves.

« On a 1860 élèves de plus que l'année passée, au mois de septembre, ce qui dépasse vraiment toutes les prévisions », précise sa présidente.

L’afflux récent de demandeurs d’asile a contribué à cette hausse.

La CSDM compte notamment reprendre possession d'ici trois ans de l'ancienne école occupée actuellement par l’organisme communautaire Jeunesse au soleil.

Le Centre d’intégration scolaire, une école destinée aux élèves présentant des difficultés de comportement, se trouve également dans le même cas et se cherche de nouveaux locaux.

Le principal obstacle n’étonnera personne : « On manque de sous », souligne sa directrice, Ysabelle Chouinard.

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