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Des organismes réclament le respect des droits fondamentaux au Honduras

Une femme argumente avec des soldats lors d'une manifestation à Tegucigalpa, au Honduras, le 18 décembre 2017.

Une femme argumente avec des soldats lors d'une manifestation à Tegucigalpa, au Honduras, le 18 décembre 2017.

Photo : Associated Press / Fernando Antonio

Radio-Canada

L'ONU et la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) ont uni leurs voix pour dénoncer la situation actuelle au Honduras. Depuis la réélection controversée du président Juan Orlando Hernandez, le 26 novembre, le pays est aux prises avec de nombreuses manifestations qui ont fait 12 morts et mené à l'arrestation de centaines de personnes.

Dans un communiqué commun, les deux organismes font part de leurs préoccupations quant à « l’usage excessif de la force utilisée pour disperser les manifestations, ce qui a conduit à la mort de 12 manifestants, alors que des dizaines d'autres ont été blessés et des centaines de personnes arrêtées ».

Beaucoup d'entre eux ont été transférés dans des installations militaires, où ils ont été brutalement battus, insultés et parfois torturés.

extrait du communiqué de l'ONU et de la CIDH

L’ONU et la CIDH montrent aussi du doigt les attaques portées contre des journalistes lors de ces manifestations.

La mince victoire de Juan Orlando Hernandez, par seulement 1,71 % des voix devant le candidat de gauche Salvador Nasralla lors de l’élection du mois dernier, a été rejetée par l’opposition.

Les partisans de Salvador Nasralla ont dénoncé une « fraude » supposée lors de ce scrutin.

Ils réclament la tenue d’une nouvelle élection.

Appel au respect et à la liberté d’expression

Les porte-parole de l’ONU, David Kaye et Michel Forst, ainsi que le représentant de la CIDH, Edison Lanza, ont demandé au gouvernement hondurien de « respecter et de garantir les droits à la vie, à la liberté d'expression et de réunion » de ses citoyens.

L'état d'urgence avait d'ailleurs été décrété par le gouvernement.

Les manifestations dans la rue et les émeutes ne constituent pas des situations exceptionnelles qui justifient, en soi, la suspension des droits fondamentaux.

Les porte-parole de l'ONU et de la CIDH

Le Honduras, qui compte neuf millions d'habitants, a connu plusieurs coups d'État et des conflits avec ses pays voisins, le Salvador et le Guatemala.

Avec les informations de Agence France-Presse

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