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La mortalité du saumon de l’Atlantique dans le Saint-Laurent sous l’œil des scientifiques

Le saumon de l'Atlantique

Le saumon de l'Atlantique

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le déclin des populations de saumon de l'Atlantique n'inquiète pas que les pêcheurs. En 2017, des scientifiques ont lancé une première recherche pour analyser sa survie dans le golfe.

Un texte de Joane Bérubé

C’est la première fois qu’une équipe de recherche se penche sur la survie du saumon dans le Saint-Laurent. Pourtant, de plus en plus, les biologistes croient que c’est dans les eaux salées qu'ils trouveront les principales causes des problèmes du saumon.

C’est qu’il y avait une petite frontière constitutionnelle à franchir, explique Martin Castonguay, chercheur à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli. Le saumon de l’Atlantique est de ressort provincial jusqu’à l’embouchure de la rivière, et fédéral, en milieu marin.

Le gouvernement fédéral a néanmoins reconnu récemment le problème de la mortalité en mer du saumon de l’Atlantique comme sujet d’importance. Des fonds pour la recherche y seront désormais consacrés.

Une entente pour la recherche a été conclue avec le ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Ce nouveau programme fédéral est financé par des fonds récurrents et devrait donc s’étendre d’année en année afin d’améliorer la connaissance des dangers de la migration du saumon de l’Atlantique vers l’océan.

Le golfe a été ciblé pour la première année d’études, indique Martin Castonguay de l’IML. « Étant donné qu’on fait nos premières armes sur la recherche en mer sur le saumon, on pensait commencer par le golfe. On verra ultérieurement si on se joint aux efforts plus au large, ce n’est pas impossible. »

Le Saint-Laurent sur la Côte-NordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Saint-Laurent sur la Côte-Nord

Photo : Evelyne Côté

Des émetteurs sur les saumoneaux

L'été dernier, les scientifiques ont donc posé des émetteurs sur près de 200 jeunes saumons des rivières Vieux-Fort, en Basse-Côte-Nord, et Jacques-Cartier, à l’est de Québec. Les deux rivières ont été choisies en raison de la taille de leurs saumoneaux, plus gros que dans d’autres rivières, ce qui facilitait l’installation des émetteurs.

Les deux rivières sont aussi situées aux deux extrémités de l’aire de distribution du saumon. « Une des hypothèses qu’on avait, c’est que la mortalité serait beaucoup moins grande à Vieux-Fort qu’à Jacques-Cartier, étant donné les trajets beaucoup moins longs à parcourir jusqu’à la sortie du golfe », commente Martin Castonguay de l’IML.

Grâce à une barrière acoustique installée par la Fédération du saumon atlantique dans le détroit de Belle-Isle, les chercheurs pourront évaluer le taux de survie des saumons à la sortie du golfe.

Les saumoneaux, après avoir passé quelques années en rivière, partent en mer. Lors de leur première année en mer, les madeleineaux (nom donné aux saumons à l'un des premiers stades de croissance) s’arrêteront près de Terre-Neuve, puis reviendront dans leur rivière d’origine pour un premier frai. Les saumons plus matures se rendent ensuite jusqu’à l’ouest du Groenland.

L'entreprise rimouskoise fabrique des bouées pour surveiller l'état des mersAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entreprise rimouskoise fabrique des bouées pour surveiller l'état des mers

Photo : Multi-Électronique

Dans un second temps, les chercheurs ont installé des récepteurs sur des bouées réparties un peu partout dans le fleuve. De jeunes saumons ont aussi été équipés d’émetteurs par la Fédération du saumon atlantique pour des recherches en rivière.

Dorénavant, les passages de ces saumons seront aussi captés. « Cela fait en sorte que les rivières du Québec peuvent faire partie des études, ce qui n’était pas le cas auparavant », indique le chercheur.

Les résultats des premières données sur la migration du saumon dans le Saint-Laurent seront connus en mars prochain.

Saumons et phoques

En 2018, les chercheurs se pencheront sur la prédation des phoques dans le golfe. « On entend des histoires que les phoques communs, lorsque les saumoneaux dévalent les rivières au mois de juin, peuvent être très présents à ce moment-là », indique le chercheur.

Un phoque communAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un phoque commun

Photo : Reuters / Mike Blake

Des experts sur les phoques de l’Institut Maurice-Lamontagne se joindront à l’étude.

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