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Morts d'enfants : plus de transparence dans les rapports

Les rapports sur les morts d'enfants seront rendus publics au Nouveau-Brunswick.

Les rapports sur les morts d'enfants seront rendus publics au Nouveau-Brunswick.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un nouveau processus vise à améliorer la transparence lorsqu'il est question d'examiner ou de rapporter des décès d'enfants au Nouveau-Brunswick.

Un texte de Gabriel Garon

Le nouveau processus aidera le Comité d'examen des décès d'enfants à informer le public et à faire des recommandations au gouvernement.

Les rapports rendus publics offriront une plus grande transparence tout en maintenant un niveau approprié de respect de la vie privée pour les personnes décédées et leur famille.

De 2010 à 2016, le ministère du Déveoppement social a recensé 45 décès d'enfants dans la province.

Parmi ceux-ci, 32 ont fait l'objet d'une enquête du coroner. Les 13 autres étaient attribuables à une cause naturelle.

Le coroner en chef Greg Forestell indique que la majorité des décès est reliée à des causes naturelles.

Dans l'ensemble, le taux de mortalité infantile au Nouveau-Brunswick est inférieur à la moyenne nationale, selon le coroner en chef Greg Forestell.

Le défenseur des enfants et de la jeunesse, Norman Bossé, croit qu'en rendant publiques les causes de décès ainsi que les recommandations, plus de tragédies similaires pourront être évitées.

Un public averti est un public qui peut prévenir ce genre d'évènements, selon lui.

Un processus demandé depuis plusieurs années

Depuis vingt ans, un comité siège dans la province afin d'enquêter sur la mort d'enfants connus des services de protection. Le gouvernement a formé ce comité en 1997 après la mort de la petite Jacqueline Dawn Brewer de Saint-Jean à âgée de 28 mois.

Le comité, formé notamment de médecins, de travailleurs sociaux et d'avocats, doit examiner en détail les causes de décès de ces enfants. Il doit ensuite dans un délai de 45 jours faire des recommandations afin de prévenir des morts similaires.

Il est donc difficile de savoir si les recommandations du comité donnent des résultats puisque personne n'est responsable de faire un suivi pour s'assurer qu'elles sont prises en compte.

Des représentants de l'opposition ainsi que des défenseurs des droits des enfants avaient demandé plus de transparence de la part du gouvernement.

Le chef du Parti vert, David Coon, ne comprenait pas pourquoi les informations n'étaient pas divulguées . « Je trouve scandaleux qu'on semble enterrer en même temps que ces enfants, toute l'information entourant leur mort et les recommandations du comité », a lancé M. Coon.

Le cas de la petite Jacqueline Dawn Brewer

Jacqueline Dawn Brewer est morte en décembre 1996. L'enfant avait été trouvée inanimée dans sa couchette. Elle était morte depuis plusieurs heures. Le coroner avait déterminé que l'enfant était morte de déshydratation.

Les services de protection de l'enfance avaient reçu 16 signalements pour négligence dans le cas de la petite Jacqueline Brewer. À 28 mois, l'enfant n'avait jamais appris à parler ni à marcher.

L'affaire avait soulevé énormément de colère dans le public.

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