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Allégations non fondées : tirs groupés sur Yves Francoeur

Yves Francoeur se tient debout sur le trottoir.

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs élus libéraux de l'Assemblée nationale réclament des excuses d'Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, après qu'une équipe d'enquête mixte eut conclu que ses allégations, qui ont fait grand bruit au printemps dernier, n'étaient pas fondées.

M. Francoeur avait prétendu sur les ondes de la station de radio montréalaise 98,5 FM que deux poids lourds libéraux, Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand, s'étaient livrés à du trafic d'influence. Il avait ajouté qu'un haut gradé de la Sûreté du Québec avait bloqué la tenue d’une enquête sur l’affaire parce qu'elle aurait visé des élus libéraux.

« Moi, je pense que sa crédibilité est grandement entachée, d’une part. D’autre part, je pense qu’il devrait lui-même faire sa déclaration, posez-lui la question de quelle façon il va modifier son comportement », a réagi le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.

Je pense qu’au minimum, cela prend des excuses, et après cela, c’est à lui de décider de ce qu’il va faire de son avenir.

Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a fait valoir que « la police, c’est une institution importante dans la société en laquelle la population doit avoir confiance, et là, c’est une institution qui est heurtée par cette situation-là, comme mon collègue M. Fournier, qui l’est encore plus ».

« Je pense que mon collègue Jean-Marc Fournier, qui est le principal intéressé, a eu les mots justes », a dit pour sa part la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

Le leader parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, lors d'un point de presse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le leader parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, exige « au moins » des excuses de la part d'Yves Francoeur.

Photo : Radio-Canada

M. Fournier avait déclaré mardi : « Je suis en colère contre quelqu'un qui est un policier et qui propage de fausses allégations dans les médias pour des raisons inconnues. Et que, finalement, il n'y ait pas d'explications [...] comment est-ce possible? »

« Il y a une marque, de cette affaire-là, que je porte », avait aussi déploré le ministre Fournier.

Quant à l’ancien ministre Raymond Bachand, il avait déjà quitté la vie politique au moment où M. Francoeur avait lancé ses accusations.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a ajouté sa voix à celles des ministres libéraux, demandant même la démission du président de la Fraternité des policiers de Montréal. Il n'a pas mâché ses mots.

J'espère que M. Francoeur va démissionner de son poste et qu'il va quitter l'espace public. On a visiblement affaire à un menteur.

Régis Labeaume, maire de Québec

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est quant à elle montrée avare de commentaires à ce sujet.

« M. Francoeur est un policier du Service de police de la Ville de Montréal, alors je pense que c’est au SPVM de prendre ses décisions en connaissance de cause », s’est-elle d'abord contentée de dire.

Pressée un peu plus tard en anglais au sujet des propos de son homologue de Québec, Mme plante a rétorqué, avec le sourire qui est devenu sa marque de commerce, que « M. Labeaume peut gérer ses propres services de police ».

De son côté, le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Lionel Perez, demande également à M. Francoeur de s'expliquer.

« Il faut attendre et lui donner la chance de s’expliquer. Il faut qu'il s'explique de façon plus détaillée et, ensuite, on va voir exactement quelles sont les options avec le SPVM. Ils ont un code de déontologie, il est toujours policier, il est soumis à cela ».

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