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Ottawa appuie Anticosti au Patrimoine mondial de l'UNESCO

Le littoral de l'île d'Anticosti est jonché de bois rejeté par la marée.

La marée rejette du bois sur le littoral de l'île d'Anticosti.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

La ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a confirmé mercredi qu'Ottawa propose que l'île d'Anticosti soit inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Un texte de Laurence Royer

En août 2016, Parcs Canada a invité les collectivités d’un océan à l’autre à soumettre les candidatures des sites les plus exceptionnels au pays dans le but de les ajouter à la liste indicative des sites du Patrimoine mondial du Canada afin de marquer le 150e anniversaire de la Confédération. Il s’agit d’une étape nécessaire pour l’inscription d’un lieu à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le gouvernement fédéral a retenu huit sites canadiens qui pourraient être inscrits à cette liste.

Les sites retenus par Ottawa sur les 42 qui lui avaient été soumis

  • Les récifs d'éponges siliceuses du détroit d'Hécate et du bassin de la Reine-Charlotte, en Colombie Britannique
  • La vallée Stein, en Colombie-Britannique
  • Le parc historique de Wanuskewin, en Saskatchewan
  • L'île d'Anticosti, au Québec
  • Le poste du câble de Heart's Content, à Terre-Neuve et Labrador
  • Le site archéologique de Qajartalik, au Nunavut
  • Le parc national Sirmilik et l'aire marine nationale de conservation proposée du Tallurutiup Imanga/Détroit-de-Lancaster, au Nunavut
  • Les bancs de glace du Yukon

Cet appui d'Ottawa est une nouvelle étape de franchie dans le dossier pour les élus de la Minganie et était attendu depuis près d'un an par le maire de la municipalité d'Anticosti, John Pineault.

C'est un maudit beau cadeau de Noël. […] Il y a tellement de monde qui ont mis des tonnes et des tonnes d'efforts dans ce dossier-là. Évidemment on le croyait, on croyait fort en notre dossier.

John Pineault, maire d'Anticosti
John Pineault, maire de la municipalité d'AnticostiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John Pineault, maire de la municipalité d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le préfet de la MRC de la Minganie, Luc Noël, se réjouit également de cette annonce. Il estime que l'obtention du statut de Patrimoine mondial permettra de développer le tourisme sur l'île en plus de faciliter l'accès au territoire.

Pour l'ensemble de la Minganie, ça veut dire qu'on va pouvoir rendre l'île accessible pour la Côte-Nord, mais aussi pour l'ensemble des Québécois.

Luc Noël, préfet de la MRC de la Minganie

« Combiné à nos efforts régionaux, tous doivent maintenant collaborer pour la suite [...]. Une fois acquise [la reconnaissance de l'UNESCO], aucun gouvernement ne pourra changer d’avis et relancer une saga pétrolière », a pour sa part souligné le chef de la communauté innue de Mingan, Jean-Charles Piétacho.

« Nous avons dit qu’il fallait abandonner le pétrole, mais pas les Anticostiens, fait valoir Christian Simard, directeur général de Nature Québec. Le tourisme durable, respectueux de l'île, de ses richesses naturelles et de sa biodiversité, est un créneau prometteur pour permettre à cette communauté de s’épanouir. Il faut aussi compléter le réseau d’aires protégées, un argument de plus pour convaincre l’UNESCO. »

En janvier dernier, Anticosti annonçait sa volonté de faire inscrire l'île à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une semaine plus tard, Québec a exprimé son soutien à la candidature.

Anticosti a également reçu l’appui de cinq communautés innues de la Côte-Nord, de la CSN, d’organismes environnementaux et de David Suzuki, entre autres.

Début d’un autre long processus

Le travail est cependant loin d'être terminé pour la Municipalité d’Anticosti. Avec cet appui du fédéral, elle pourra maintenant produire un dossier qui sera déposé à l'UNESCO.

« Monter ce dossier-là, c'est de dire quelle protection on veut donner à notre île pour les prochains 100 ans. C'est un énorme travail. UNESCO te donne jusqu'à 10 ans, mais dans 10 ans je vais être trop vieux. Je veux le faire dans deux ans », explique John Pineault.

Le maire d’Anticosti a bon espoir que l’île obtiendra cette reconnaissance internationale.

Pour y parvenir, il misera notamment sur la beauté exceptionnelle des paysages ainsi que sur l'histoire et la géologie particulières d'Anticosti.

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