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Pas de candidates pour piloter le projet de sages-femmes en Gaspésie

Le ventre d'une femme enceinte

Le ventre d'une femme enceinte

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Faute de candidatures, aucune sage-femme n'a encore été recrutée pour piloter l'implantation du service en Gaspésie.

Un texte de Léa Beauchesne d’après le reportage de Pierre Cotton

Selon la politique sur la périnatalité, toutes les régions du Québec devront offrir le service d'ici 2018.

En Gaspésie, le gouvernement a prévu 240 000 $ pour l’implantation et a autorisé l'embauche, mais il n’y a aucune candidate à l’horizon.

L’offre d’emploi affichée depuis la mi-octobre n’a pas encore permis de trouver la perle rare qui viendrait pratiquer dans la région.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie recherche une sage-femme cumulant au moins cinq années d’expérience qui pourra superviser la mise en place d'une équipe de trois personnes dans la péninsule.

Une sage-femme examine une femme enceinte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Gaspésiennes qui désirent être suivie par une sage-femme doivent se rendre à Mont-Joli.

Photo : Radio-Canada

Ce manque d’intérêt de professionnelles d’expérience représente une immense déception pour le comité Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs qui revendique l'accès à ce service depuis dix ans.

La porte-parole Marie-Josée Racine estime que beaucoup de sages-femmes au Québec cumulent au moins cinq années d’existence, mais qu’elles ont déjà trouvé leur place au soleil.

Ce sont souvent des femmes qui sont rendues à un certain âge, qui ont peut-être une famille, les enfants vont à l'école, donc ça implique un déménagement, un déracinement.

Une citation de : Marie-Josée Racine, poste-parole, Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs
Une sage-femme examine une femme enceinte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le service de sage-femme peine à se déployer en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada

Des candidatures de l’extérieur du pays ont toutefois été reçues, mais les postulantes auraient besoin d’une mise à niveau professionnelle.

Au Québec, on compte environ 200 sages-femmes. L'Université du Québec à Trois-Rivières devrait en diplômer une trentaine au printemps, un record.

Pour les motiver à s’établir en région, la présidente du Regroupement les Sages-femmes du Québec, Mounia Amine, croit que le gouvernement devrait offrir des incitatifs comme ceux destinés aux médecins.

« Le ministère s'est engagé à développer ces services sur l'ensemble des territoires et de donner accès à ces services pour minimalement 10 % de la population. »

Il faut que les sages-femmes soient traitées comme tous les autres professionnelles de la santé, on fait partie du réseau puis, effectivement, ça prend des primes si on veut pouvoir aller s'installer en région. Il y a des coûts qui sont associés à ça.

Une citation de : Mounia Amine, Regroupement les Sages-femmes du Québec

Pour la porte-parole du CISSS, Geneviève Cloutier, ce budget permettra de jeter les bases du projet. « C'est vraiment de démarrer le projet de s'asseoir avec les acteurs concernés, d'établir les mécanismes, les procédures. »

Le Regroupement dit qu'il interpellera directement ses membres et tentera de convaincre des candidates ou des candidats à venir pratiquer en Gaspésie.

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