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  • Les Noël inspirants de la Chorale de l’Accueil Bonneau

    Trois hommes en chemise blanche, partitions à la main, chantent dans un couloir du métro.

    Première performance de la Chorale de l'Accueil Bonneau dans le métro de Montréal, tirée d'un reportage du Téléjournal du 17 décembre 1996

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Vous souvenez-vous de la Chorale de l'Accueil Bonneau? Il y a 15 ans, ce chœur composé de sans-abri offrait un dernier concert dans le métro de Montréal. Retour sur cette aventure qui ne devait durer qu'un Noël et qui a finalement voyagé pendant six années.

    En 1996, Pierre Anthian, bénévole à l'Accueil Bonneau, a l’idée de fonder une chorale composée de chanteurs itinérants afin d’égayer la période des Fêtes. Une quinzaine d’habitués de l’Accueil Bonneau répondent à son invitation. Pendant deux semaines, ils répètent quelques chants de Noël avant de briser la glace et de performer dans le métro de Montréal.

    Retrouver la dignité

    Montréal ce soir, 17 décembre 1996

    Comme on peut le voir dans ce reportage du Montréal ce soir, la journaliste Anne-Louise Despatie accompagne la chorale durant cette première, le 17 décembre 1996. « La musique, ça adoucit les coeurs brûlants qui en arrachent plus que les autres et ça peut embellir pour l'époque des Fêtes le moral de bien des gens », affirme l’un de ses membres. Dès le premier jour, la réception des usagers du métro lui donnent raison. Ils sont nombreux à s’arrêter pour écouter le choeur ou simplement saluer cette initiative.

    Le succès est tel que la chorale de l’Accueil Bonneau reprend du service l’année suivante. Elle multiplie les concerts dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, puis à la télévision. La chorale voyage aussi à travers le Québec, aux États-Unis, et se rend même jusqu’en Europe.

    La chorale à Paris

    Téléjournal, 9 novembre 1998

    S’il y a quelqu’un, il y a deux ans, qui m’avait dit : Dans deux ans tu vas être à Paris. J’aurais dit non, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le système. C’est toi qui as besoin d’un médecin ou c’est moi qui ai besoin de mes pilules.

    Léo Paradis, membre de la Chorale de l’Accueil Bonneau

    Dans ce reportage au Téléjournal du 9 novembre 1998, la correspondante Céline Galipeau suit la Chorale de l’Accueil Bonneau lors de son séjour à Paris. La petite initiative née deux ans plus tôt a pris des proportions inimaginables. Pour nombreux des membres de la chorale, il s’agit d’un premier voyage outre-mer, et même hors du Québec. En chantant dans les couloirs du métro de Paris, leur objectif est de faire tomber les tabous liés aux sdf. À voir la réception de leur performance, c’est une mission réussie.

    La dissolution du groupe

    Téléjournal, 30 décembre 2002

    Après 6 ans d'existence et plus de 1000 concerts, la chorale tire finalement sa révérence le 21 décembre 2002. Une bonne et une mauvaise nouvelle, puisque plusieurs de ses membres sont redevenus autonomes et ont quitté le chœur. Dans ce reportage de Catherine Kovacs au Téléjournal, la directrice de l’Accueil Bonneau explique aussi que la chorale était devenue trop exclusive.

    Au total, une cinquantaine de sans-abri seront passés par la chorale. Un tremplin pour certains et la fierté assurément pour ceux qui n’en avaient plus.

    L’Accueil Bonneau

    • En 1877, un refuge est ouvert pour les démunis et les mendiants qui errent dans les rues de Montréal. Administrée conjointement par les Sulpiciens, la Société Saint-Vincent-de-Paul et les Sœurs grises, l’œuvre s’installe rue de la Commune en 1904 sous le nom de Vestiaire des pauvres.
    • En 1968, le Vestiaire des pauvres prend le nom actuel d’Accueil Bonneau, en mémoire d’une sœur grise qui dirige l’œuvre de 1909 à 1934 : sœur Rose-de-Lima Bonneau. En poste pendant la Grande Dépression, sœur Bonneau fait des miracles avec des moyens de fortune, alors que les demandes affluent de toutes parts. Elle sert 60 000 repas au cours de l’été 1931, au plus fort de la Crise.
    • Le 11 décembre 2000, la maison Claire-Ménard ouvre ses portes. Formée de studios visant à permettre la réinsertion sociale de personnes itinérantes, la résidence, nommée en souvenir de la religieuse décédée lors de l’explosion, est située rue Saint-Paul Est, dans un édifice patrimonial.
    • Devenu le principal centre de services pour les personnes itinérantes de la région du Grand Montréal, l’Accueil Bonneau offre nourriture, vêtements, soutien psychosocial, logements et activités visant à favoriser la réinsertion sociale des sans-abri.
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