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Rupture des négociations entre les chargés de cours et la direction de l'UQO

L'Université du Québec en Outaouais
L'Université du Québec en Outaouais Photo: Radio-Canada / Olivier Plante

Le Syndicat des chargés de cours de l'Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO) menace de déclencher la grève lors du trimestre hivernal après que les négociations avec la direction de l'institution eurent pris fin abruptement, mardi.

Un texte d'Antoine Trépanier

La direction de l’UQO a effectué une demande de conciliation au ministère du Travail pour la suite des discussions. Le syndicat et la direction négociait depuis lundi et la partie patronale a quitté la table de négociation en raison d'un écart important entre la demande du syndicat et la rémunération proposée par l’UQO

La présidente du syndicat, Marie-Josée Bourget, affirme que les chargés de cours ont déjà accordé certaines concessions en ce qui a trait aux clauses à incidences monétaires, mais que les deux parties ont frappé un mur relativement aux salaires des professeurs. Le syndicat demande une hausse salariale de 7,5 % sur trois ans, alors que la direction propose 3,75 % sur trois ans.

« Notre syndicat avait proposé une série de compromis. L’UQO a plutôt choisi la voie de l’intransigeance et du conflit de travail », a déclaré Mme Bourget.

Sur le plan de la négociation, on n'y arrive pas. Nous, on a fait beaucoup de compromis [...] mais là on est dans une situation d'impasse.

Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO

Pour sa part, la direction de l'UQO a déclaré par voie de communiqué qu'elle « espère que le processus de conciliation pourra s’enclencher dès que possible afin de permettre aux parties d’obtenir une entente ».

Dans les derniers mois, elle a refusé de négocier sur la place publique, mais affirme cette fois qu'« il faut remettre les choses en perspective; la convention collective des personnes chargées de cours de l’UQO est l'une des plus avantageuses au Québec; par charge de cours et pour le nombre de charges de cours par année ».

En vertu de la convention collective qui est échue depuis le 31 décembre 2016, la rémunération d'une charge de cours de 45 heures est d'environ 9700 $, présentement. Le syndicat souhaite avoir une rémunération d'un peu plus de 10 500 $ pour cette charge, l'université refuse de payer cette somme.

Le Syndicat des personnes chargées de cours a exigé au départ une hausse salariale de 13 % sur trois ans pour la ramener à 7,75% toujours sur trois ans alors que l’UQO offre 3,75% sur trois ans.

La direction de l'UQO

« L’UQO doit respecter sa capacité financière et la cohérence envers ses autres groupes d’employés et tout ça, dans un contexte où l’UQO enregistre une baisse de son effectif étudiant », affirme la direction dans son communiqué de presse.

Rappelons que le 27 novembre dernier, les chargés de cours ont voté dans une proportion de 93 % en faveur de l'intensification des moyens de pression allant jusqu'à la grève générale illimitée.

Mandat de grève pour les professeurs

Alors que les négociations battent de l'aile pour les chargés de cours, leurs collègues professeurs membres du Syndicat des professeurs de l'UQO (SPUQO) ont adopté à 75 % un mandat de grève assorti d’une banque de dix heures à exercer au moment jugé opportun, à compter du 8 janvier 2018.

Selon la présidente du syndicat, les professeurs tentent de s'entendre avec l'UQO depuis une trentaine de mois. Le contrat de travail des 250 membres est échu depuis le 1er mai 2015.

Nous voulons obtenir une rémunération compétitive et comparable à celle qui est actuellement versée dans des universités équivalentes du réseau de l’Université du Québec.

Louise Briand, présidente du SPUQO

« Nous avons tenté de raisonner avec la partie patronale à plusieurs reprises sur l’importance d’offrir des conditions de travail qui sont nécessaires au développement de l’UQO. En ce sens, nous trouvons aberrant que les dernières offres ne contiennent aucune aide à la recherche et que les professeures et professeurs du campus de Saint-Jérôme soient complètement ignorés par la direction », a déclaré Louise Briand.

La direction de l'institution n'a pas voulu commenter ce dossier, mardi.

Ottawa-Gatineau

Éducation