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La part des acheteurs d'immobilier étrangers augmente à Montréal et reste stable à Vancouver

Une tour résidentielle à Montréal

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Leprince

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La proportion des biens immobiliers détenue par des ressortissants étrangers ou des Canadiens non résidents n'a que peu varié au pays cette année, particulièrement dans les aires urbaines de Toronto et de Vancouver. C'est ce qui ressort d'une enquête conjointe de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et de Statistique Canada. Toutefois, Montréal commence à attirer les propriétaires d'ailleurs.

Selon Eric Bond, analyste en chef de la SCHL pour la région de Vancouver, la hausse montréalaise pourrait signifier que la taxe imposée aux acheteurs étrangers dans la région de Vancouver et de Toronto a déjà pu avoir des effets.

Cependant, dans le rapport de la SCHL, il est indiqué que des acheteurs étrangers peuvent être attirés par Montréal en raison des coûts moins élevés des biens dans l’aire urbaine.

La demande se déplace à l’est

Dans la région métropolitaine de Vancouver, 4,8 % des propriétés résidentielles appartiennent à des résidents étrangers, avec une pointe à 7,6 % dans la ville de Vancouver. Ils détiennent 3,4 % de toutes les propriétés résidentielles à Toronto. Les chiffres sont encore plus faibles pour les maisons individuelles, très convoitées. Les non-résidents en possèdent 3,2 % à Vancouver, et seulement 2,1 %, à Toronto.

À Montréal, les propriétaires étrangers ont été plus nombreux à acheter des biens immobiliers, notamment dans le centre-ville, ainsi qu’à l’île des Soeurs. Dans ce quartier cossu, leur part passe de 4,3 %, en 2016, à 7,6 %, en 2017.

Parmi les acheteurs étrangers, la proportion de ressortissants chinois qui ont acquis des appartements dans la métropole québécoise est passée de 10 %, en 2016, à 21 %, cette année.

Les condos neufs ont la cote

À Vancouver, la proportion des appartements en copropriété appartenant à des étrangers demeure stable et faible, à 2,2 %, comme en 2016 (elle était de 3,5 % en 2015). À Toronto, elle passe de 2,2 à 2,5 %. Montréal vit une hausse plus conséquente, de 1,1 % à 1,7 %.

Les copropriétés achetées par des étrangers ont tendance à être situées dans des immeubles récents.

Pour Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL, si ces dernières sont souvent choisies, c’est en raison du fait qu’elles peuvent présenter certains avantages pour les non-résidents canadiens, comme le fait d’avoir souvent une personne à l’accueil en tout temps.

Les appartements en copropriété achetés par des non-résidents ont tendance à être concentrés dans les grands immeubles de construction récente, en particulier dans les secteurs centraux de Vancouver, de Toronto et de Montréal.

Selon la définition de la SCHL et de Statistique Canada, un propriétaire non résident (souvent appelé « propriétaire étranger ») est une personne dont la résidence principale se trouve à l’extérieur du Canada. À cette définition peuvent donc correspondre des citoyens canadiens qui ne résident plus au pays.

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