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  • 50 ans pour la verrière du métro Place-des-Arts

    Murale vitrée aux couleurs chaudes illustrant l'histoire de la musique à Montréal
    Verrière signée Frédéric Back à la station de métro Place-des-Arts (tirée d'un reportage au Point du 24 décembre 1987) Photo: Radio-Canada

    Êtes-vous attentifs à l'art dans le métro de Montréal? Le 20 décembre 1967, un an après l'ouverture du métro, une première œuvre d'art était inaugurée à la station Place-des-Arts. Cette verrière signée Frédéric Back s'intitule L'histoire de la musique à Montréal.

    On l’oublie parfois, mais le métro de Montréal a été construit avec un souci de l’art et de l’architecture. Chaque station a été réalisée par un architecte différent. Le maire Jean Drapeau et le directeur de l’urbanisme Claude Robillard souhaitaient en faire l’un des plus beaux métros au monde.

    Dès le départ, ils déterminent qu’on y installera des œuvres d’art. L’idée d’y consacrer une partie du budget de construction n’est toutefois pas retenue. C’est plutôt le financement de mécènes qui permet d’embellir les premières stations du métro.

    L’œuvre de la station Place-des-Arts est un don de la société Steinberg. La ville de Montréal préconise la production d’œuvres qui enseignent l’histoire de la ville et de la province. En composant sa verrière, Frédéric Back choisit d’y illustrer l’histoire de la musique à Montréal.

    Reconnaissez-vous ce journaliste qui questionne les usagers du métro à l’émission Aujourd’hui? Il s’agit bien du jeune Bernard Derome. Ce vox pop réalisé en janvier 1968 nous montre que cette première œuvre d’art dans le métro bouscule quelque peu les Montréalais.

    Une première dame interviewée affirme ne pas apprécier le compromis entre l’abstrait et le figuratif. « On a voulu contenter le goût de tout le monde et on ne contente le goût de personne », explique-t-elle. La majorité des gens interviewés semble toutefois apprécier le modernisme de la verrière, son abondance de couleurs et son lien thématique avec la Place des Arts.

    À travers l’expansion du métro, les œuvres d’art sont devenues la signature unique de chaque station. Mais encore faut-il reconnaître leur valeur et en prendre soin.

    Le 40e anniversaire de la verrière L’histoire de la musique à Montréal a été souligné par l’annonce de sa restauration complète. C’est ce que nous apprend le journaliste Claude Deschênes dans cet extrait du Téléjournal Montréal du 20 décembre 2007. Une occasion également de rendre hommage à son créateur, Frédéric Back, dont le talent s’est manifesté dans diverses formes d’art.

    Frédéric Back

    • Né le 8 avril 1924, à Sarrebruck, en Allemagne, Frédéric Back développe très jeune un goût particulier pour le dessin. Issu d’une famille d’artistes alsacienne qui l’encourage à développer ses talents, il quitte Strasbourg et s’installe à Paris, où il suit les cours d’arts graphiques de l’École Estienne.
    • À l’aube de la guerre, il élit domicile en Bretagne. Il perfectionne ses techniques à l’École des beaux-arts de Rennes, auprès du peintre Mathurin Méheut, et travaille à l’illustration de livres et à la décoration murale.
    • Les récits de Jack London et les illustrations de Clarence Gagnon pour Maria Chapdelaine lui font découvrir le Canada. En 1948, il franchit l’Atlantique pour s’installer à Montréal. Il y enseignera à l’École du meuble puis à l’École des beaux-arts.
    • L’arrivée de la télévision en 1952 offre à Frédéric Back de nouvelles perspectives. Sa carrière prend une nouvelle orientation lorsqu’il rejoint le service des arts graphiques de Radio-Canada. Il y occupe divers postes, dont celui d’illustrateur, de concepteur de maquettes et de décorateur.
    • En 1982, un premier Oscar consacre internationalement son travail de cinéaste. Le court métrage Crac! est composé de dessins sur transparents illustrant l’histoire du Québec vue par une chaise berçante.
    • En 1988, il gagne une seconde fois l’Oscar du meilleur film d’animation avec L’homme qui plantait des arbres, d’après l’œuvre de Jean Giono. Le film produit par Radio-Canada reçoit une quarantaine de prix à travers le monde.
    • De 1968 à 1993, Frédéric Back réalise 10 courts métrages pour la Société Radio-Canada.
    • Frédéric Back a été fait officier de l’Ordre du Canada, chevalier de l’Ordre national du Québec et officier de l’ordre des Arts et des Lettres de la France. Il a aussi remporté en 1994 le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène.
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